Quand la passion devient un travail passionnant…

Quand la passion devient un travail passionnant…

L’histoire de quatre jeunes entrepreneurs qui se sont rencontrés, puis retrouvés, et enfin lancés dans l’aventure d’un projet commun. Cette histoire, n’est autre que celle de PIWIO.

Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes Bertrand, Loïc, Arthur & Arthur, les quatre fondateurs de Piwio !
Bertrand est avant tout chercheur à l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) à Lyon mais apporte toutes ses compétences techniques à Piwio. Loïc est sur la partie usages et informatique. Arthur G. est essentiellement spécialisé en informatique et Arthur C. s’occupe de l’électronique et de l’industrialisation. Par ailleurs, Loïc et Arthur C. font également la commercialisation de leur bureau d’étude.

Pour la petite histoire, Loïc, Arthur et Arthur faisaient chacun indépendamment des autres, leur thèse au sein d’un Laboratoire Mixa visant des Capteurs Biomédicaux. A force de se croiser dans les couloirs, ils se sont finalement rencontrés là-bas. Et c’est dans ce même laboratoire que travaillait Bertrand à l’époque.

Et pour le reste de l’équipe, on a également Jean-Martin, qui a été notre premier recrutement d’ailleurs, et qui est spécialisé dans l’électronique, la tech et l’informatique. Puis, nous avons Hugo et Matthieu en stage et alternance pour quelques temps.

Comment a démarré l’aventure Piwio ?

Après sa thèse, Loïc a voulu créer sa boîte. Mais il a finalement repris contact avec les deux autres Arthur et Bertrand pour leur proposer de se lancer à quatre pour vivre l’aventure tous ensemble ! Piwio existe donc depuis 2018 et nous avons intégré Bel Air Camp quasiment au même moment.

Quelle est votre activité ?

Piwio est un bureau d’études sur les objets connectés. Nous n’avions pas spécialement d’envie ni d’idée pour se lancer sur un produit en particulier, alors nous avons créé un bureau d’étude. Ainsi, chacun peut exploiter son métier et tout son potentiel robotique ou électronique.

Et plus précisément, de quoi est composé votre travail au quotidien ?

Effectivement, quand on dit « bureau d’étude sur les objets connectés » ça comprend en fait deux parties :

La partie électronique : ce sont tous les objets avec de l’électronique et du logiciel intégré, et potentiellement des éléments à côté tels que des applications Android, un site web… Et ces éléments vont s’interfacer avec l’objet en question. Un objet, c’est rare qu’il fonctionne tout seul, il y a donc tout un écosystème autour que nous allons devoir travailler.
Et la partie étude : c’est de l’accompagnement pur. Parfois au début du projet, les clients ont juste l’idée et ils veulent savoir si elle est réalisable ou non, et avoir un ordre de grandeur pour son coût futur. Donc on fait une première offre sur la faisabilité. D’autres fois, on les accompagne plus loin, en allant jusqu’à l’industrialisation. On passe évidemment par les différentes étapes, comme la réalisation de la preuve de concept pour valider un usage ou un verrou technique. Mais on peut également aller jusqu’à la réalisation d’un prototype et son industrialisation.

En fait, soit on fait la totalité du processus d’accompagnement, soit on intervient ponctuellement sur des étapes spécifiques.

Qui sont vos clients ?

Ils sont très variés ! Il s’agit plutôt de PME et start-up, mais parfois des grands comptes nous contactent. On a également de nombreux laboratoires de recherche qui travaillent sur des projets d’instrumentation embarquée. C’est, par exemple, une grosse machine qui sort des mesures spécifiques, et les laboratoires vont avoir le besoin de miniaturiser le tout dans un objet plus petit, pour ainsi faciliter la prise de ces mesures.

Quelle est la durée de vos projets ?

Ça dépend du degré de finition. Ça va de deux à six mois en général, mais la moyenne est de quatre mois pour la majorité des demandes.

Pourquoi avoir choisi Bel Air Camp ?

Le cadre de travail est vraiment agréable et c’est ce qui nous a attiré tout de suite ! On essaye de faire attention à la Qualité de Vie au Travail, c’est important autant pour nous que pour notre équipe. Bel Air y contribue évidemment. Nous sommes aussi très attentifs aux évènements organisés, de nombreux sujets peuvent nous intéresser et, d’ailleurs, à l’époque c’est grâce à certains évènements qu’on a pu avoir de bons conseils et recommandations quant à la création et au développement d’une boîte.

La communauté chez Bel Air Camp est aussi un vecteur très important de cette dynamique, pouvoir échanger avec les membres et bénéficier de leurs expériences c’est très enrichissant !

“Il faut avoir le goût de l’incertitude” – By Loupiote

“Il faut avoir le goût de l’incertitude” – By Loupiote

Des mots de Maxime Dubois pour une interview des plus authentiques. Nous partons à sa rencontre et à celle de sa société : Loupiote.

Qui es-tu Maxime et quel est ton parcours ?

Je suis Maxime, le fondateur de Loupiote. Si je prends trois adjectifs qui me caractérisent le mieux, je dirais : authentique, impatient et impulsif. Mon parcours a démarré par un DUT à Lyon, puis une école d’ingénieur en alternance à l’ECAM Lyon. J’avais toujours eu envie de faire de l’entrepreneuriat, mais je n’avais pas de date ni de projet arrêté. Puis l’idée de “Loupiote” a mûri entre 2019 et 2020. Entre-temps, j’ai notamment intégré le réseau du Village des Créateurs à Lyon et, très récemment, le vôtre, à Bel Air Camp.

Quelle est ta vision d’un entrepreneur ?

Un entrepreneur, c’est quelqu’un qui se met dans une situation inconfortable en permanence. Il faut avoir le goût de l’incertitude pour pouvoir faire ce métier.

Quels sont tes échecs et ta plus grande réussite rencontrés durant ton parcours ?

Je vais faire une seule et même réponse. Ma plus grande réussite, ce sont mes échecs car ce sont grâce à eux que j’ai pu comprendre ce que je voulais faire. Et mes échecs, je n’en ai pas eu durant mes études, mais professionnellement oui, comme la plupart des gens j’ai eu des déceptions et des coups durs, mais je me suis construit sur ces choses que j’avais mal faites ou qui me sont arrivées, et j’ai rebondi. J’apprends de mes échecs.

Passons à Loupiote, de qui est composée l’équipe ?

Maxime DUBOIS (donc moi-même, le fondateur), Aline mon associée qui est également à l’initiation de ce projet mais qui intervient surtout sur la partie design et graphique, et enfin Salomé, ma première salariée en alternance.

Existe-t-il une journée type dans ton travail ?

Absolument pas ! Ça peut être une journée d’administratif chez moi, qu’une journée à l’atelier pour faire de la production et de l’emballage des colis, ou encore des rendez-vous téléphoniques et du traitement des mails.

Comment Loupiote est né et d’où vient ce nom ?

En mars 2020, j’ai commandé ma première machine, avant cela j’utilisais des machines dans les Fab Lab.
Pour la petite histoire, ce nom ne m’est pas venu tout seul. A l’époque du prototype, mon ancien patron, un véritable bon vivant qui a par la suite monté sa structure de création de noms d’entreprises justement, m’avait écouté attentivement quand je lui racontais mon projet. Il me dit alors “il faut que tu l’appelles Loupiote”. J’y réfléchissais mais en parallèle je persistais à chercher par moi-même un nom, mais je n’en trouvais pas. Mon ex-patron avait planté cette graine dans mon cerveau. Alors Loupiote est resté et me paraissait évident.

Les premières lampes étaient designées pour les enfants, “Loupiote” avait cette connotation enfantine qui matchait bien avec le produit. Actuellement, je suis toujours content de ce nom. En revanche, c’est un peu plus difficile à assumer sur deux segments : les gammes très ciblées design et le segment international, car c’est du jargon français. On est en pleine réflexion pour améliorer cela.

Pourquoi avoir choisi le bois ? Qu’est ce qui te plaît dans ce matériau ? (une passion de toujours, la matière…)

Bonne question ! J’ai réfléchi à d’autres matériaux mais, avec mon associée, on les a toujours déclinés. Mais toi tu poses la question “pourquoi”, alors que pour ma part j’ai procédé par élimination et par ce qui me semblait évident.

Alors, qu’est ce qui était évident dans le choix du bois ?

Une image bas carbone, des emballages hyper sobres, une communication sobre, épurée et minimaliste, avec le moins d’éléments possibles, des cartons sans encre ni colle, des prestataires logistiques engagés et locaux. On veut prôner des valeurs écologiques et le bois fait cohérence avec tout ça. 

Sur la partie technique, utiliser d’autres matériaux aurait été plus simple et plus productif que le bois qui se travaille et dont les épaisseurs peuvent varier selon l’humidité par exemple.

D’où provient ta matière première ?

Le bois provient d’une PME familiale, la CICA à Romans-sur-Isère. Je les ai évidemment rencontré, ceux qui gèrent la société et ceux qui coupent le bois. Celui-ci, en revanche, provient d’une exploitation franco-italienne que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir, mais c’est dans mes projets. Je veux vraiment rencontrer chaque maillon de la chaîne, à mon sens c’est important de connaître l’entièreté de ceux qui composent la chaîne. 

Le bois n’est donc pas une passion, mais c’est plus le côté local et naturel qui m’a plu.

Quels sont tes produits exactement ?

J’ai deux types de produits : des lampes design pour enfants et des suspensions design.

Designer une lampe pour enfant, a induit ton choix du nom “Loupiote” ou est-ce l’inverse ?

Bonne question ! Dur d’y répondre ahah

On savait que nos design étaient typés enfant, mais on ne les a pas vraiment dessinés pour cela. C’est réellement quand on l’a mis sur le marché qu’on s’est rendu compte que le produit était destiné à être un cadeau pour enfant. On le savait déjà, mais on voulait que ce soit enfant et design, sauf que c’est le côté enfant qui a pris le pas dessus.

En revanche, ce qu’on a remarqué, c’est que la cible est la même que ce soit pour les lampes design enfants que pour les suspensions design. On se fait connaître soit par l’un, soit par l’autre et dans la plupart des cas, cela entraîne de nouveaux achats sur l’autre segment.

Mais dans le fond, les cibles on s’en fiche. Notre raison d’être est de faire valoir des luminaires qui soient français, avec ces valeurs auxquelles nous tenons : le local, le faible impact avec des luminaires durables et design (comme on l’entend nous bien-sûr) et avec un vrai côté artistique.

Tu as toujours été sensible à l’art ?

Pas toujours, je viens d’une formation d’ingénieur et, je dois avouer, que je suis celui qui dispose du côté cartésien. C’est Aline, mon associée, architecte de par son métier qui a cette fibre artistique. Cela m’impressionne de voir cette capacité d’adaptation pour les architectes de faire de l’art sur différentes échelles : une maison, une salle de bain ou encore un petit objet comme le mien.

Tu nous parlais de vos cibles, comment et à qui vendez-vous ce produit ?

La cible en elle-même on s’en fiche, nous ce qu’on souhaite c’est vendre à des personnes qui adhèrent à nos valeurs. Que ce soient des professionnels ou des particuliers, on va là où le produit plaît et on est sur deux fronts : le retail, même si actuellement c’est plus compliqué on a quand même intégré une cinquantaine de magasins en moins d’un an. Cependant, l’essentiel de la vente se fait en ligne et c’est un bon point pour nous puisqu’on veut se développer davantage à l’international.

Quels sont, d’ailleurs, tes projets à venir ?

Recruter, changer d’atelier, développer de nouvelles gammes, je voudrai aussi passer du statut de petit acteur sur le marché à un plus gros, car je souhaiterai que Loupiote devienne une référence pour les gens. Par ailleurs, je veux garder l’image “d’atelier” car je veux toujours garder un oeil sur la production.

Des anecdotes à nous raconter ?

Sur les gravures notamment, c’est là où on se rend compte que la personne veut se faire plaisir. En passant sa commande de gravure personnalisée, on a l’impression qu’elle n’imagine pas qu’il y a un humain derrière qui va la voir et la graver. J’ai déjà eu des messages assez fantaisistes ou très intimes, c’est rigolo.

A l’inverse, quelles galères as-tu rencontré ?

Comme je le disais, mes échecs ou galères n’en sont pas vraiment puisque je me forme dessus. Mais une chose improbable nous est arrivée, un soir de Noël, nous étions deux à l’atelier, on préparait les commandes assez tardivement car il y en avait beaucoup. Et, sortis de nulle part, on voit des policiers nous surprendre. En fait, la sécurité avait été prévenue qu’il y avait du mouvement dans le bâtiment, ils ont cru que c’était des intrus en train de faire une tentative de cambriolage, mais non c’était seulement nous !

Un dernier mot ?

Quelque chose qui m’anime : faire développer la boîte. Au-delà de l’atelier Loupiote, ce sont mes valeurs que je mets dans la société, donc la développer c’est me développer moi-même. Et c’est ça qui m’anime, voir le projet grandir, constituer une équipe, c’est constructif personnellement.
Un mot pour les autres : Je ne sais pas… En ce moment, je me dis que souvent t’essayes de chercher de l’aide auprès des autres. Et c’est bien, mais tu vois dans les structures comme les incubateurs, car je suis passé par un incubateur et je suis très critique là-dessus, la plupart des gens viennent chercher du réconfort plutôt que de se lancer. Et ce que j’ai appris pendant un an, c’est que j’allais trouver la solution à mes problèmes par moi-même mais avec l’aide des gens, ce n’est pas l’incubateur qui allait trouver ma solution.
Tu es ta propre barrière, tu te poses tes propres limites autant dans l’entrepreneuriat que dans ta vie personnelle.

Boostmyshop, une solution de gestion simple et efficace, pour améliorer vos performances de l’acquisition à la distribution !

Boostmyshop, une solution de gestion simple et efficace, pour améliorer vos performances de l’acquisition à la distribution !

Boostmyshop est une solution de gestion simple et efficace, pour améliorer les performances de l’acquisition à la distribution – Interview avec Olivier ZIMMERMANN, CEO et fondateur de Boostmyshop, et son équipe lyonnaise, membre de Bel Air Camp

Boostmyshop, qu’est-ce-que c’est ?

Après dix ans d’activité en tant que marchand sur internet, nous avons décidé de mettre à profit notre expertise métier à la destination des e-commerçants du monde entier.

Nous avons donc développés trois outils :

  • MyFulfillment : Pouvoir gérer tout ce qui se passe dans un entrepôt (préparation de commande, gestion des stocks, des achats…). C’est notre outil, le plus “opérationnel” qu’on ait, le produit le plus concret.
  • MyPricing : Permet d’ajuster ses prix sur le web en fonction de ses concurrents. On va essayer de positionner au mieux notre client pour qu’il puisse vendre autant sur son site que sur les places de marché face aux autres concurrents.
  • MyAds : Diffuse le catalogue du client sur les réseaux Google Shopping et Google Display

Ces trois produits sont plutôt indépendants les uns des autres

Il faut savoir également que nous ne sommes pas une agence. Nous venons tout simplement en “support” aux agences. Nous avons développé des outils de back-office qui vont permettre d’optimiser le business de notre client e-commerçant.

50% de notre clientèle se trouve en France et 50% se situe ailleurs dans le monde et en Europe.

L’équipe de BoostMyShop !

Et comment ça s’organise en interne ?

Notre équipe se compose d’une trentaine de personnes. Le siège est à Toulon et c’est là-bas que sont installés la majeure partie de l’équipe, soit une quinzaine de personnes. C’est au siège, essentiellement, que la partie commerciale et marketing se fait. A Lyon on fait de la production et surtout du support, c’est-à-dire gérer le client une fois qu’il s’est abonné chez nous, l’on-boarder, le former à notre logiciel pour lui assurer la meilleure expérience possible. Par ailleurs, il y a maintenant deux ans, David, un de nos collaborateurs bretons de l’époque, a créé la filiale BMS en Inde.

En Inde ? On veut en savoir plus !

A l’origine, le père de David était un client de Boostmyshop, nous avons donc connu David comme cela. Par la suite, nous avons créé une belle relation qui l’a amené à créer cette filiale à Pondichéry il y a donc deux ans. David est revenu en France, et s’est malheureusement retrouvé bloqué à cause d’une histoire de visa. Mais la filiale a perduré ! On compte désormais une dizaine de collaborateurs, à moitié développeurs et à moitié production driver (support, marketing, commercial)

Des projets pour la suite alors ?

Nos objectifs de structuration de la société pour cette année 2021, c’est d’avoir les rôles clés en France et la partie production en Inde :

Toulon : Marketing commercial

Lyon : Support client

Inde : Production

Cela fait un an que l’on se réorganise de manière assez conséquente, nous souhaitons évidemment mettre les bonnes personnes aux bons endroits. La société a grandi depuis le commencement, et il a fallu trouver un nouveau système pour standardiser et industrialiser en interne ; car on ne gère pas de la même manière une équipe de trente personnes et une équipe de cinq personnes. On veut évidemment s’assurer de la croissance sur l’année ; car, fort heureusement, nous connaissons désormais bien quels sont nos clients, nos cibles et nos produits. Les enjeux sont de rendre cet ensemble plus “propre” et potentiellement plus automatique.

Comment est né BMS exactement ?

Boostmyshop a été créé il y a maintenant six ans. Deux fondateurs sont à l’origine de ce projet : Marc et Olivier (moi-même). A l’époque, j’étais développeur et je me passionnais beaucoup pour la domotique. J’avais donc déjà cette appétence pour la technique, les nouveautés, les extensions qui améliorent le quotidien et les clients heureux. Un jour, nous nous sommes dit : “Aller, on tente le coup !”.

Je devais le rejoindre à Toulon, et je suis finalement resté à Lyon où, après quelques années en télétravail et de déplacements récurrents, à Toulon notamment, j’ai voulu ouvrir un véritable bureau BMS. C’était la suite logique.

C’est donc comme ça que vous avez atterri chez Bel Air Camp… Mais alors pourquoi ce tiers-lieu en particulier ?

D’abord, c’est tout près de chez moi ! La proximité était vraiment un atout majeur, je dois l’avouer. Et, je recherchais plutôt un coworking ou un tiers-lieu, ce genre d’endroit et d’environnement où on voit des gens en permanence, où on crée des relations, où on fait des rencontres. Je recherchais davantage un environnement sympa pour travailler que des synergies professionnelles dans un premier temps. Les baby-foot et les foodtrucks ont été des éléments déclencheurs dans mon choix !

BoostMyShop, membre de Bel Air Camp
BoostMyShop, membre de Bel Air Camp

Et au fait, pourquoi ce nom : Boostmyshop ? 

C’est un réel casse-tête de trouver un nom… Boostmyshop s’est avéré être un nom qui explique très bien ce qu’on fait, c’est très parlant ! Etant donné qu’on a une activité internationale, il nous fallait un nom compréhensible de tous. De là est né Boostmyshop ! 

Qui compose l’équipe lyonnaise actuellement ?

Olivier Z. : CEO de BMS

Jérémie : Arrivé il y a seulement 3 mois, il est Technicien Support. Il était auparavant en région parisienne, mais a toujours baigné dans le multimédia et le webmastering. Actuellement, il permet donc à chaque client de pouvoir compter sur quelqu’un pour répondre à leurs besoins, leurs questions et leurs inquiétudes. 

Olivier L. : Arrivé il y a 5 ans, il était au début sur une fonction support davantage tournée vers la technique, mais à l’époque il s’agissait d’outils d’extensions et non des trois applis actuelles. Il est désormais Développeur essentiellement sur Myfulfillment et MyAds car MyPricing est davantage géré du côté de Toulon. 

Raphaël : Il a une double casque de chef de projet. Tout d’abord, envers le client, surtout sur des projets liés à Myfulfillment. L’application étant utilisée tous les jours par les préparateurs de commandes ou encore les approvisionneurs, il faut un réel accompagnement pour adapter la solution au besoin de l’utilisateur. Et il est également chef de projet en interne de BMS notamment aux côtés d’Olivier Z. dans la mise en place du bureau Lyonnais (recrutement, pilotage de production…)

Toute l’équipe de Bel Air Camp, est heureuse de vous compter parmi nos membres !

BILIK, le Réseau d’artisans certifié !

BILIK, le Réseau d’artisans certifié !

Pour Bilik, tout repose sur le bouche-à-oreille. Les équipes sélectionnent avec soin chaque artisan, en se basant sur les différents retours qui le concernent. Ensuite, ils suivent avec précision chaque mise en relation afin de s’assurer que tout se passe bien. Notre équipe Bel Air Camp s’est notamment intéressée à Grégoire et Ambroise, l’équipe Lyonnaise de Bilik.

Bilik, réseau d’artisans certifié

Bilik, qu’est-ce-que c’est ?

C’est un réseau d’artisans et de professionnels. Tout simplement !

D’où est partie cette idée de créer un réseau ?

Bilik s’est créé en 2010 à Grenoble par François et Michaël Bécheret. L’antenne lyonnaise est plus récente, elle date de 2016.

La création de Bilik est partie du constat d’une problématique bien réelle, dont François et Michaël se sont fait la réflexion : « Je suis un particulier et je veux faire des travaux au sein de ma maison. Autour de moi je n’ai pas forcément d’amis qui connaissent un maçon, un électricien, un plombier, un peintre… Je ne sais donc pas vers qui me tourner pour effectuer mes travaux. Je regarde dans les pages jaunes ou sur Internet, mais je n’ai pas la garantie d’avoir un véritable professionnel, qui soit doué, avec des délais et des tarifs qui me conviennent, et en qui je puisse avoir une totale confiance. Donc, pas évident de s’y retrouver. »

Bilik est donc devenu la réponse à cette problématique.

Plus précisément, c’est quoi Bilik et quel est ton rôle ?

Mon travail en tant que représentant de Bilik Lyon, c’est de m’appuyer énormément sur le bouche-à-oreille, sur des recommandations. Si quelqu’un me dit qu’il a eu une bonne expérience avec tel artisan, je me renseigne pour savoir qui c’est, comment les choses se sont passées, quels travaux il a réalisé… Ensuite, j’appelle cet artisan de la part du particulier qui l’a recommandé, je lui explique que j’anime un réseau d’artisans que je sélectionne sur des critères de sérieux et de confiance.

Mon rôle est vraiment de construire ce réseau de professionnels. Je peux aller chercher ces recommandations auprès de particuliers, d’autres professionnels, ou encore de fournisseurs. Ensuite, je veux toujours les rencontrer, soit dans leur atelier, soit dans mon bureau, soit dans un café/restaurant (hors Covid). Lors de cet « entretien », je peux davantage savoir qui ils sont, quel est leur relationnel, leur savoir-être, l’énergie qu’ils dégagent. C’est à ce moment-là aussi que je peux, correctement, leur exposer ce qu’est Bilik et ce qu’on leur apporte. Je peux, ainsi, créer une véritable relation avec eux. C’est d’ailleurs dans cette relation que se trouve toute l’efficacité de notre système : les représentants de Bilik ont une proximité forte avec les professionnels et cela nous permet d’appréhender les bonnes nouvelles comme les mauvaises.

Notre cœur de métier est l’artisanat, mais nous sommes également aux métiers annexes comme : des déménageurs, un gestionnaire du patrimoine, un avocat, un géomètre expert, un serrurier, un expert du nettoyage toutes surface….

Bilik en quelques chiffres ?

Nous n’avons pas vraiment de notion de « volume » chez Bilik, nous souhaitons construire de la qualité et de la notoriété avant tout.

Mais Bilik c’est aussi :

  • 8 antennes : à Grenoble, Aix-en-Provence, Voiron, Saint-Etienne, Lyon, Albertville, Chambéry et Annecy
  • 100 professionnels recensés sur Lyon et 800 recensés au niveau national. Chouette réseau ! Et le petit plus c’est que tous les réseaux rayonnent sur les autres réseaux.
    « Tiens ma fille habite à Lyon et elle m’a parlé de Bilik car elle a fait des travaux dernièrement dans son appartement. J’ai vu que Bilik existait également à Saint-Etienne, là où je vis, vous auriez un maître d’œuvre à me recommander ? »
  • 4 missions bien distinctes : Sélectionner (sélection du réseau de professionnels) – Faire connaître (rendre visible son réseau) – Accompagner (suivre les artisans dans leurs bons et mauvais moments, comme les litiges) – Construire leur notoriété.
  • 1 guide par ville : Communication très locale d’un guide papier imprimé et distribué quatre fois par an. 150 000 exemplaires dont 80% sont directement déposés dans les boîtes aux lettres et les 20% restants sont distribués dans les commerces de proximité. Une partie des guides est également à disposition des professionnels du réseau, afin qu’eux aussi puissent montrer la « garantie » Bilik.

Quelles sont les étapes par lesquelles passe un artisan pour rentrer dans ton réseau ?

Après que l’artisan m’ait été recommandé, je prends contact avec lui par téléphone. Ensuite, nous nous rencontrons afin d’échanger de vive voix pour mieux appréhender son savoir-être et ainsi savoir si le relationnel sera bon par la suite.

Après cette rencontre, je fais une véritable phase d’audit. Je demande au professionnel de me montrer son carnet d’adresses avec ses dix dernières commandes, je sélectionne des factures que je prends « au hasard » afin de rester totalement objectif. Puis, j’appelle les clients de l’artisan pour savoir ce qu’il en reste (la relation entre eux, les délais, si la prise de rendez-vous était facile, si sa technique était bonne…). Tous ces petits détails qui font qu’un particulier va se sentir en confiance avec un professionnel. Et, c’est important pour le professionnel, d’avoir un tiers pour parler de soi, de la manière la plus neutre possible.

L’engagement entre Bilik et le professionnel se valide par la signature d’une charte et se veut d’un an. Ce document permet aussi à Bilik de se séparer, si besoin, de ceux qui ne tiennent pas leur engagement ou qui n’utilisent pas le réseau Bilik (en ne venant pas aux moments de rencontre ou en n’utilisant pas l’outil mis à disposition par Bilik par exemple). En effet, un particulier qui cherche à joindre un artisan va forcément passer par la plateforme Bilik pour faire une demande de devis par exemple. Bilik a donc une vision globale sur l’activité de ses artisans.

Quelques mots pour conclure ?

Bilik, c’est un métier humain, du relationnel au quotidien. L’humain est au centre de tout ce que nous entreprenons. C’est d’ailleurs plus facile de gérer des pépins quand on connait la personne. Il faut de l’attention et de la vigilance sur les attentes de chacun.

Rocket School, le “Tinder du recrutement”

Rocket School, le “Tinder du recrutement”

Lancée en 2018 à Paris par Cyril Pierre de Geyer et Jérémy Diavet, Rocket School a ouvert une nouvelle antenne à Lyon en décembre 2019. Cette formation professionnalisante et opérationnelle, se spécialise dans les métiers du numérique. Elle est également gratuite et rémunérée. Depuis Janvier, ils ont installé leurs bureaux à Bel Air Camp dans 250m². Rencontre avec ceux qui aiment se décrire comme “le Tinder du recrutement” !

L’aventure lyonnaise a démarré avec Muriel (CEO) et Jessica (COO), qui souhaitaient mettre en avant les femmes dans ce milieu. Et, pas manqué, les premières promos étaient composées de 75% de femmes ! Actuellement, la tendance s’est ajustée et on est proche du 50/50. Leurs premiers bureaux se trouvaient au HUB 612, un lieu idéal pour lancer l’école à Lyon et développer leurs premiers partenariats.

Aujourd’hui, l’école en est à sa cinquième promotion de Business Developer et a accompagné plus de 100 personnes vers le chemin de l’emploi. Grâce à cette croissance sans précédent, Rocket School a lancé deux nouveaux types de promotion, en plus des Business Developer il y aura aussi du Growth Hacking et des Customer Success Manager. Actuellement, les promotions se composent d’environ 25 apprenants, mais il n’y a pas réellement de limite ou de minimum. D’où le jeu du matching qui rend le nombre d’apprenants aléatoire à chaque promotion. Certains candidats ne trouvent pas l’entreprise qui leur correspond et certaines entreprises ne trouvent pas le candidat adapté et idéal à leur recherche.

Comment recrutez-vous vos élèves ?

Contrairement à des écoles classiques, chez Rocket School on ne se base pas sur les diplômes. Le recrutement se fait en fonction des traits de caractère de l’apprenant, de sa passion, de sa motivation. Les échanges sont profonds et ciblés sur leur personnalité. Le but ? Trouver le bon apprenant pour matcher à la perfection avec l’entreprise. Par exemple, une entreprise qui fabrique des vélos et qui veut recruter un Business Developer, va vouloir embaucher un passionné de vélo avant tout. D’où l’importance de connaître les centres d’intérêt des apprenants recrutés. D’ailleurs, Rocket School se renomme elle-même comme « le Tinder du recrutement » !

Et, le plus important, l’apprenant doit obligatoirement avoir trouvé son entreprise avant d’entrer chez Rocket School sinon son inscription n’est pas validée.

Un cursus type chez Rocket School, comment ça se passe ?

  1. Le Bootcamp : 12 semaines intensives pour pratiquer le métier sur lequel ils sont formés. L’intervention de différentes personnes qui font ce métier ou encore de dirigeant qui relatent de leur expérience. Les alternants ressortent du bootcamp en étant opérationnel. D’ailleurs, on pratique surtout la pédagogie par l’échec. Il s’agit de les mettre en situation avec le minimum d’informations, les alternants peuvent donc se tromper, échouer, mais pour mieux se rendre compte des difficultés qu’ils vont rencontrer. Une pédagogie qui peut être déstabilisante pour certains mais qui permet de vraiment se rendre compte de la réalité des choses. Par la suite, nous leur faisons de nombreux feedbacks pour leur donner les meilleures pistes et orientations possibles.
  2. Alternance : avec une VAE (Validation des Acquis par l’Expérience). Une semaine en entreprise avec une journée en école chez Rocket School. La plupart de ces alternances débouchent sur une embauche derrière.
  3. CDI : l’entreprise et l’apprenant peuvent, d’un commun accord, démarrer directement par un CDI.

Le COVID 19 et les confinements qui ont suivi, ont-ils eu un impact sur votre développement ?

Ce qu’on se demande surtout c’est : comment les choses se seraient passées s’il n’y avait pas eu le COVID 19 !? Pour nous, l’année 2020 a néanmoins été une bonne année, nous n’avons pas rencontré de difficulté particulière. Certes, certaines de nos entreprises partenaires ont fait faillite ou ont rencontré de véritables difficultés financières. Mais l’évolution de Rocket School s’est poursuivie et d’’autres sociétés nous ont rejoint entre temps.

Comment définissez-vous vos valeurs ?

Bienveillance. Honnêteté car bien que nous recrutions des « chasseurs », nous souhaitons avant tout former des personnes à être persévérant dans leur prospection mais tout en restant honnête, le mensonge n’a pas sa place. Et enfin, l’innovation.

Bienvenue à Bel Air Camp 🚀

Startup hardware : du proto à l’industrialisation !

Startup hardware : du proto à l’industrialisation !

Le 13 juin, Bel Air Camp organisait la première conférence dédiée à la question de l’industrialisation. Une série de 4 témoignages très complémentaires qui auront éclairé le public sur la difficulté des entrepreneurs à passer le cap de l’industrialisation. Campagne kickstarter, R&D, investissement, brevet… Beaucoup de sujets ont été abordés par les entrepreneurs présents lors de cette soirée.  Résumé de la soirée !

« Développer un process industriel coûte 3 fois plus cher que de créer un produit »

Les faits sont indéniables. Les entreprises qui se lancent dans la création d’un nouveau produit hardware ne jouent pas dans la même cour que celles qui créé un logiciel. Les enjeux business restent bien évidemment les mêmes : trouver son marché, sa cible, son pricing, recruter, débuguer, assurer un cycle de vente performant, fidéliser… Mais là où la startup software n’aura d’autre investissement que celui du développement web, la startup hardware devra passer par la case prototypage, pré-série et industrialisation. Pour Vincent Despatin, directeur de Kickmacker, spécialisé dans l’accompagnement à l’industrialisation, la clé de succès réside alors dans la réduction des cycles de production, des cycles itératifs, la dynamique des écosystèmes locaux et la proximité avec sa production.

Une réalité que Xavier Bernard, dirigeant de l’industrie familiale SAPAIC a lui-même pu expérimenter il y a plusieurs années. Conscient que sans innovation, son entreprise, sous-traitante dans la fabrication de moteurs, ne survivrait pas face aux gros opérateurs industriels, l’entrepreneur prend les choses en main. Il trouve une niche, se rapproche d’un laboratoire de recherche, réalise un prototype, séduit les banques, lance la production… « C’est clairement notre outil de production, notre maitrise industrielle qui a convaincu les banques de nous suivre. » confie M.Bernard. Aujourd’hui, sa PME industrielle réalise plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires en France et à l’étranger.

Pour IDO DATA, membre de Bel air camp depuis près d’un an et spécialisée dans la conception de solutions d’alerte, trouver un partenaire pour l’industrialisation a été un passage obligé . « Nous avons choisi de nous appuyer sur un industriel qui avait une présence et une usine en Chine pour la production de notre bracelet DIAL (dispositif individuel d’alerte et de localisation) » explique Clara Fresnel, co-fondatrice et responsable marketing.  Après avoir eux aussi vécu les sueurs froides des retards de production, la jeune entreprise peut aujourd’hui souffler. La production de leur bracelet connecté pour les secours en mer est lancée, tout comme leur commercialisation.

Autre produit, autre enjeu pour Nicolas Gambini et la startup NotiloPlus lancée en 2016. Tout démarre avec une campagne de financement participatif en 2016 qui leur permet d’engranger 200 000 dollars. « Nous avons tout de suite recruté et fait appel à des prestataires externes. En 3 mois, nos 200 000 dollars sont partis en fumée. Nous nous sommes alors relevés les manches. Après avoir finalisé un premier proto, nous avons réalisé une première levée de fond auprès de business angels ». L’équipe de Notilo Plus  réalise ses premiers tests dans la Saône. Après de nombreux mois de tests et près de 10 prototypes bien éprouvés plus tard, Nicolas Gambini et son équipe se lancent dans la phase d’industrialisation.  « Le plus difficile quand on veut produire en masse c’est d’obtenir la répétabilité. » explique Nicolas

Du proto à l'industrialisation - table ronde de juin à Bel Air Camp
Du proto à l’industrialisation – table ronde de juin à Bel Air Camp

Des solutions pour passer le cap de l’industrialisation

« Faire un produit ce n’est pas si compliqué. Faire 1000 fois le même produit, voilà la véritable difficulté. » poursuit l’entrepreneur. « Avant d’en arriver là, les entreprises hardware doivent affiner leur process et maitriser leur savoir » constate Vincent Despatin. Pour soutenir les startups dans leur phase de pré-industrialisation, Kickmaker lancera très bientôt à Bel Air Camp une ligne d’assemblage mutualisé. Elle sera dédiée à la présérie et au débug de produits high-tech. Adossée à l’expertise de Kickmaker en tant qu’agence d’industrialisation, cette ligne d’assemblage répondra à des besoins de proximité, de diminution du risque et d’agilité des entreprises.

Et ne pas oublier la maitrise de la propriété intellectuelle…

Au-delà de la fabrication, Nicolas Gambini a partagé quelques-unes des solutions mise place chez Notilo PLus pour protéger la propriété intellectuelle de leur produit. « Nous déposons une enveloppe SOLO tous les mois. Dans l’équipe, tout le monde n’a pas accès au code et en cas de vol, nous avons aussi les moyens de l’effacer à distance ». Ido-Data et Notilo Plus font parties des startups hardware qui ont su faire face aux nombreux obstacles.  Pour beaucoup d’autres, la route vers l’industrialisation est encore longue…. A Bel Air Camp, nous poursuivons nos actions pour soutenir ces entreprises qui sont “l’industrie de demain” et qui ont encore besoin du soutien de tout l’écosystème entrepreneurial pour ne pas fermer leurs portes trop tôt.

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