Boostmyshop, une solution de gestion simple et efficace, pour améliorer vos performances de l’acquisition à la distribution !

Boostmyshop, une solution de gestion simple et efficace, pour améliorer vos performances de l’acquisition à la distribution !

Boostmyshop est une solution de gestion simple et efficace, pour améliorer les performances de l’acquisition à la distribution – Interview avec Olivier ZIMMERMANN, CEO et fondateur de Boostmyshop, et son équipe lyonnaise, membre de Bel Air Camp

Boostmyshop, qu’est ce que c’est ?

Concrètement, en 2008, on ne faisait que du e-commerce. On vendait des produits sur internet depuis Toulon ; on faisait du e-commerce traditionnel. Puis, on s’est mis à développer nos propres outils en interne pour répondre à nos propres besoins. En 2010, on a donc commencé à les commercialiser à destination d’autres e-commerçants, on s’est rendu compte que ça pouvait intéresser ces gens-là.

Jusqu’en 2015, on a mené de front ces deux activités : e-commerçant et éditeur. On avait les deux casquettes. Mais, arrivé en 2015, on a décidé d’arrêter la partie e-commerce pour se concentrer essentiellement sur la partie d’édition de logiciels.

Nous avons donc développés trois outils :

  • MyFulfillment : Pouvoir gérer tout ce qui se passe dans un entrepôt (préparation de commande, gestion des stocks, des achats…). C’est notre outil, le plus “opérationnel” qu’on ait, le produit le plus concret.
  • MyPricing : Permet d’ajuster ses prix sur le web en fonction de ses concurrents. On va essayer de positionner au mieux notre client pour qu’il puisse vendre autant sur son site que sur les places de marché face aux autres concurrents.
  • MyAds : Ca va pousser le catalogue du client sur les réseaux Google Shopping et Google Display

Ces trois produits sont plutôt indépendants les uns des autres

Il faut savoir également que nous ne sommes pas une agence. Nous venons tout simplement en “support” aux agences. Nous avons développé des outils de back-office qui vont permettre d’optimiser le business de notre client e-commerçant.

50% de notre clientèle se trouve en France et 50% se situe ailleurs dans le monde et en Europe.

L’équipe de BoostMyShop !

Et comment ça s’organise en interne ?

Notre équipe se compose d’une trentaine de personnes. Le siège est à Toulon et c’est là-bas que sont installés la majeure partie de l’équipe, soit une quinzaine de personnes. C’est au siège, essentiellement, que la partie commerciale et marketing se fait. A Lyon on fait de la production et surtout du support, c’est-à-dire gérer le client une fois qu’il s’est abonné chez nous, l’on-boarder, le former à notre logiciel pour lui assurer la meilleure expérience possible. Par ailleurs, il y a maintenant deux ans, David, un de nos collaborateurs bretons de l’époque, a créé la filiale BMS en Inde.

En Inde ? On veut en savoir plus !

A l’origine, le père de David était un client de Boostmyshop, nous avons donc connu David comme cela. Par la suite, nous avons créé une belle relation qui l’a amené à créer cette filiale à Pondichéry il y a donc deux ans. David est revenu en France, et s’est malheureusement retrouvé bloqué à cause d’une histoire de visa. Mais la filiale a perduré ! On compte désormais une dizaine de collaborateurs, à moitié développeurs et à moitié production driver (support, marketing, commercial)

Des projets pour la suite alors ?

Nos objectifs de structuration de la société pour cette année 2021, c’est d’avoir les rôles clés en France et la partie production en Inde :

Toulon : Marketing commercial

Lyon : Support client

Inde : Production

Cela fait un an que l’on se réorganise de manière assez conséquente, nous souhaitons évidemment mettre les bonnes personnes aux bons endroits. La société a grandi depuis le commencement, et il a fallu trouver un nouveau système pour standardiser et industrialiser en interne ; car on ne gère pas de la même manière une équipe de trente personnes et une équipe de cinq personnes. On veut évidemment s’assurer de la croissance sur l’année ; car, fort heureusement, nous connaissons désormais bien quels sont nos clients, nos cibles et nos produits. Les enjeux sont de rendre cet ensemble plus “propre” et potentiellement plus automatique.

Comment est né BMS exactement ?

Boostmyshop a été créé il y a maintenant une quinzaine d’années. Trois fondateurs sont à l’origine de ce projet : Marc, Géric et Olivier (moi-même). J’étais à l’époque développeur et je me passionnais beaucoup pour la domotique. J’avais donc déjà cette appétence pour la technique, les nouveautés, les extensions qui améliorent le quotidien et les clients heureux. J’étais déjà en contact avec Marc et Géric, basés à Toulon, et un jour je leur confiais en avoir marre de mon boulot. Ceux-ci cherchaient justement un développeur pour lancer leur projet. Nous nous sommes alors tous les trois dit : “Aller, on tente le coup !”.

Je devais les rejoindre à Toulon, et je suis finalement resté à Lyon où, après quelques années en télétravail et de déplacements récurrents, à Toulon notamment, j’ai voulu ouvrir un véritable bureau BMS. C’était la suite logique.

C’est donc comme ça que vous avez atterri chez Bel Air Camp… Mais alors pourquoi ce tiers-lieu en particulier ?

D’abord, c’est tout près de chez moi ! La proximité était vraiment un atout majeur, je dois l’avouer. Et, je recherchais plutôt un coworking ou un tiers-lieu, ce genre d’endroit et d’environnement où on voit des gens en permanence, où on crée des relations, où on fait des rencontres. Je recherchais davantage un environnement sympa pour travailler que des synergies professionnelles dans un premier temps. Les baby-foot et les foodtrucks ont été des éléments déclencheurs dans mon choix !

BoostMyShop, membre de Bel Air Camp
BoostMyShop, membre de Bel Air Camp

Et au fait, pourquoi ce nom : Boostmyshop ? 

C’est un réel casse-tête de trouver un nom… Boostmyshop s’est avéré être un nom qui explique très bien ce qu’on fait, c’est très parlant ! Au début, quand on était e-commerçant on s’appelait Maison du numérique. Puis, avec le développement de la partie éditeur, on est devenu Maison du logiciel ; mais vu qu’on a une activité internationale, il nous faut un nom compréhensible de tous et “Maison du logiciel” ne parlait pas à tout le monde. De là est né Boostmyshop ! 

Qui compose l’équipe lyonnaise actuellement ?

Olivier Z. : CEO de BMS

Jérémie : Arrivé il y a seulement 3 mois, il est Technicien Support. Il était auparavant en région parisienne, mais a toujours baigné dans le multimédia et le webmastering. Actuellement, il permet donc à chaque client de pouvoir compter sur quelqu’un pour répondre à leurs besoins, leurs questions et leurs inquiétudes. 

Olivier L. : Arrivé il y a 5 ans, il était au début sur une fonction support davantage tournée vers la technique, mais à l’époque il s’agissait d’outils d’extensions et non des trois applis actuelles. Il est désormais Développeur essentiellement sur Myfulfillment et MyAds car MyPrincing est davantage géré du côté de Toulon. 

Raphaël : Il a une double casque de cle chef de projet. Tout d’abord, envers le client, surtout sur des projets liés à Myfulfillment. L’application étant utilisée tous les jours par les préparateurs de commandes ou encore les approvisionneurs, il faut un réel accompagnement pour adapter la solution au besoin de l’utilisateur. Et il est également chef de projet en interne de BMS notamment aux côtés d’Olivier Z. dans la mise en place du bureau Lyonnais (recrutement, pilotage de production…)

Toute l’équipe de Bel Air Camp, est heureuse de vous compter parmi nos membres !

BILIK, le Réseau d’artisans certifié !

BILIK, le Réseau d’artisans certifié !

Pour Bilik, tout repose sur le bouche-à-oreille. Les équipes sélectionnent avec soin chaque artisan, en se basant sur les différents retours qui le concernent. Ensuite, ils suivent avec précision chaque mise en relation afin de s’assurer que tout se passe bien. Notre équipe Bel Air Camp s’est notamment intéressée à Grégoire et Ambroise, l’équipe Lyonnaise de Bilik.

Bilik, réseau d’artisans certifié

Bilik, qu’est-ce-que c’est ?

C’est un réseau d’artisans et de professionnels. Tout simplement !

D’où est partie cette idée de créer un réseau ?

Bilik s’est créé en 2010 à Grenoble par François et Michaël Bécheret. L’antenne lyonnaise est plus récente, elle date de 2016.

La création de Bilik est partie du constat d’une problématique bien réelle, dont François et Michaël se sont fait la réflexion : « Je suis un particulier et je veux faire des travaux au sein de ma maison. Autour de moi je n’ai pas forcément d’amis qui connaissent un maçon, un électricien, un plombier, un peintre… Je ne sais donc pas vers qui me tourner pour effectuer mes travaux. Je regarde dans les pages jaunes ou sur Internet, mais je n’ai pas la garantie d’avoir un véritable professionnel, qui soit doué, avec des délais et des tarifs qui me conviennent, et en qui je puisse avoir une totale confiance. Donc, pas évident de s’y retrouver. »

Bilik est donc devenu la réponse à cette problématique.

Plus précisément, c’est quoi Bilik et quel est ton rôle ?

Mon travail en tant que représentant de Bilik Lyon, c’est de m’appuyer énormément sur le bouche-à-oreille, sur des recommandations. Si quelqu’un me dit qu’il a eu une bonne expérience avec tel artisan, je me renseigne pour savoir qui c’est, comment les choses se sont passées, quels travaux il a réalisé… Ensuite, j’appelle cet artisan de la part du particulier qui l’a recommandé, je lui explique que j’anime un réseau d’artisans que je sélectionne sur des critères de sérieux et de confiance.

Mon rôle est vraiment de construire ce réseau de professionnels. Je peux aller chercher ces recommandations auprès de particuliers, d’autres professionnels, ou encore de fournisseurs. Ensuite, je veux toujours les rencontrer, soit dans leur atelier, soit dans mon bureau, soit dans un café/restaurant (hors Covid). Lors de cet « entretien », je peux davantage savoir qui ils sont, quel est leur relationnel, leur savoir-être, l’énergie qu’ils dégagent. C’est à ce moment-là aussi que je peux, correctement, leur exposer ce qu’est Bilik et ce qu’on leur apporte. Je peux, ainsi, créer une véritable relation avec eux. C’est d’ailleurs dans cette relation que se trouve toute l’efficacité de notre système : les représentants de Bilik ont une proximité forte avec les professionnels et cela nous permet d’appréhender les bonnes nouvelles comme les mauvaises.

Notre cœur de métier est l’artisanat, mais nous sommes également aux métiers annexes comme : des déménageurs, un gestionnaire du patrimoine, un avocat, un géomètre expert, un serrurier, un expert du nettoyage toutes surface….

Bilik en quelques chiffres ?

Nous n’avons pas vraiment de notion de « volume » chez Bilik, nous souhaitons construire de la qualité et de la notoriété avant tout.

Mais Bilik c’est aussi :

  • 8 antennes : à Grenoble, Aix-en-Provence, Voiron, Saint-Etienne, Lyon, Albertville, Chambéry et Annecy
  • 100 professionnels recensés sur Lyon et 800 recensés au niveau national. Chouette réseau ! Et le petit plus c’est que tous les réseaux rayonnent sur les autres réseaux.
    « Tiens ma fille habite à Lyon et elle m’a parlé de Bilik car elle a fait des travaux dernièrement dans son appartement. J’ai vu que Bilik existait également à Saint-Etienne, là où je vis, vous auriez un maître d’œuvre à me recommander ? »
  • 4 missions bien distinctes : Sélectionner (sélection du réseau de professionnels) – Faire connaître (rendre visible son réseau) – Accompagner (suivre les artisans dans leurs bons et mauvais moments, comme les litiges) – Construire leur notoriété.
  • 1 guide par ville : Communication très locale d’un guide papier imprimé et distribué quatre fois par an. 150 000 exemplaires dont 80% sont directement déposés dans les boîtes aux lettres et les 20% restants sont distribués dans les commerces de proximité. Une partie des guides est également à disposition des professionnels du réseau, afin qu’eux aussi puissent montrer la « garantie » Bilik.

Quelles sont les étapes par lesquelles passe un artisan pour rentrer dans ton réseau ?

Après que l’artisan m’ait été recommandé, je prends contact avec lui par téléphone. Ensuite, nous nous rencontrons afin d’échanger de vive voix pour mieux appréhender son savoir-être et ainsi savoir si le relationnel sera bon par la suite.

Après cette rencontre, je fais une véritable phase d’audit. Je demande au professionnel de me montrer son carnet d’adresses avec ses dix dernières commandes, je sélectionne des factures que je prends « au hasard » afin de rester totalement objectif. Puis, j’appelle les clients de l’artisan pour savoir ce qu’il en reste (la relation entre eux, les délais, si la prise de rendez-vous était facile, si sa technique était bonne…). Tous ces petits détails qui font qu’un particulier va se sentir en confiance avec un professionnel. Et, c’est important pour le professionnel, d’avoir un tiers pour parler de soi, de la manière la plus neutre possible.

L’engagement entre Bilik et le professionnel se valide par la signature d’une charte et se veut d’un an. Ce document permet aussi à Bilik de se séparer, si besoin, de ceux qui ne tiennent pas leur engagement ou qui n’utilisent pas le réseau Bilik (en ne venant pas aux moments de rencontre ou en n’utilisant pas l’outil mis à disposition par Bilik par exemple). En effet, un particulier qui cherche à joindre un artisan va forcément passer par la plateforme Bilik pour faire une demande de devis par exemple. Bilik a donc une vision globale sur l’activité de ses artisans.

Quelques mots pour conclure ?

Bilik, c’est un métier humain, du relationnel au quotidien. L’humain est au centre de tout ce que nous entreprenons. C’est d’ailleurs plus facile de gérer des pépins quand on connait la personne. Il faut de l’attention et de la vigilance sur les attentes de chacun.

Rocket School, le “Tinder du recrutement”

Rocket School, le “Tinder du recrutement”

Lancée en 2018 à Paris par Cyril Pierre de Geyer et Jérémy Diavet, Rocket School a ouvert une nouvelle antenne à Lyon en décembre 2019. Cette formation professionnalisante et opérationnelle, se spécialise dans les métiers du numérique. Elle est également gratuite et rémunérée. Depuis Janvier, ils ont installé leurs bureaux à Bel Air Camp dans 250m². Rencontre avec ceux qui aiment se décrire comme “le Tinder du recrutement” !

L’aventure lyonnaise a démarré avec Muriel (CEO) et Jessica (COO), qui souhaitaient mettre en avant les femmes dans ce milieu. Et, pas manqué, les premières promos étaient composées de 75% de femmes ! Actuellement, la tendance s’est ajustée et on est proche du 50/50. Leurs premiers bureaux se trouvaient au HUB 612, un lieu idéal pour lancer l’école à Lyon et développer leurs premiers partenariats.

Aujourd’hui, l’école en est à sa cinquième promotion de Business Developer et a accompagné plus de 100 personnes vers le chemin de l’emploi. Grâce à cette croissance sans précédent, Rocket School a lancé deux nouveaux types de promotion, en plus des Business Developer il y aura aussi du Growth Hacking et des Customer Success Manager. Actuellement, les promotions se composent d’environ 25 apprenants, mais il n’y a pas réellement de limite ou de minimum. D’où le jeu du matching qui rend le nombre d’apprenants aléatoire à chaque promotion. Certains candidats ne trouvent pas l’entreprise qui leur correspond et certaines entreprises ne trouvent pas le candidat adapté et idéal à leur recherche.

Comment recrutez-vous vos élèves ?

Contrairement à des écoles classiques, chez Rocket School on ne se base pas sur les diplômes. Le recrutement se fait en fonction des traits de caractère de l’apprenant, de sa passion, de sa motivation. Les échanges sont profonds et ciblés sur leur personnalité. Le but ? Trouver le bon apprenant pour matcher à la perfection avec l’entreprise. Par exemple, une entreprise qui fabrique des vélos et qui veut recruter un Business Developer, va vouloir embaucher un passionné de vélo avant tout. D’où l’importance de connaître les centres d’intérêt des apprenants recrutés. D’ailleurs, Rocket School se renomme elle-même comme « le Tinder du recrutement » !

Et, le plus important, l’apprenant doit obligatoirement avoir trouvé son entreprise avant d’entrer chez Rocket School sinon son inscription n’est pas validée.

Un cursus type chez Rocket School, comment ça se passe ?

  1. Le Bootcamp : 12 semaines intensives pour pratiquer le métier sur lequel ils sont formés. L’intervention de différentes personnes qui font ce métier ou encore de dirigeant qui relatent de leur expérience. Les alternants ressortent du bootcamp en étant opérationnel. D’ailleurs, on pratique surtout la pédagogie par l’échec. Il s’agit de les mettre en situation avec le minimum d’informations, les alternants peuvent donc se tromper, échouer, mais pour mieux se rendre compte des difficultés qu’ils vont rencontrer. Une pédagogie qui peut être déstabilisante pour certains mais qui permet de vraiment se rendre compte de la réalité des choses. Par la suite, nous leur faisons de nombreux feedbacks pour leur donner les meilleures pistes et orientations possibles.
  2. Alternance : avec une VAE (Validation des Acquis par l’Expérience). Une semaine en entreprise avec une journée en école chez Rocket School. La plupart de ces alternances débouchent sur une embauche derrière.
  3. CDI : l’entreprise et l’apprenant peuvent, d’un commun accord, démarrer directement par un CDI.

Le COVID 19 et les confinements qui ont suivi, ont-ils eu un impact sur votre développement ?

Ce qu’on se demande surtout c’est : comment les choses se seraient passées s’il n’y avait pas eu le COVID 19 !? Pour nous, l’année 2020 a néanmoins été une bonne année, nous n’avons pas rencontré de difficulté particulière. Certes, certaines de nos entreprises partenaires ont fait faillite ou ont rencontré de véritables difficultés financières. Mais l’évolution de Rocket School s’est poursuivie et d’’autres sociétés nous ont rejoint entre temps.

Comment définissez-vous vos valeurs ?

Bienveillance. Honnêteté car bien que nous recrutions des « chasseurs », nous souhaitons avant tout former des personnes à être persévérant dans leur prospection mais tout en restant honnête, le mensonge n’a pas sa place. Et enfin, l’innovation.

Bienvenue à Bel Air Camp 🚀

Startup hardware : du proto à l’industrialisation !

Startup hardware : du proto à l’industrialisation !

Le 13 juin, Bel Air Camp organisait la première conférence dédiée à la question de l’industrialisation. Une série de 4 témoignages très complémentaires qui auront éclairé le public sur la difficulté des entrepreneurs à passer le cap de l’industrialisation. Campagne kickstarter, R&D, investissement, brevet… Beaucoup de sujets ont été abordés par les entrepreneurs présents lors de cette soirée.  Résumé de la soirée !

« Développer un process industriel coûte 3 fois plus cher que de créer un produit »

Les faits sont indéniables. Les entreprises qui se lancent dans la création d’un nouveau produit hardware ne jouent pas dans la même cour que celles qui créé un logiciel. Les enjeux business restent bien évidemment les mêmes : trouver son marché, sa cible, son pricing, recruter, débuguer, assurer un cycle de vente performant, fidéliser… Mais là où la startup software n’aura d’autre investissement que celui du développement web, la startup hardware devra passer par la case prototypage, pré-série et industrialisation. Pour Vincent Despatin, directeur de Kickmacker, spécialisé dans l’accompagnement à l’industrialisation, la clé de succès réside alors dans la réduction des cycles de production, des cycles itératifs, la dynamique des écosystèmes locaux et la proximité avec sa production.

Une réalité que Xavier Bernard, dirigeant de l’industrie familiale SAPAIC a lui-même pu expérimenter il y a plusieurs années. Conscient que sans innovation, son entreprise, sous-traitante dans la fabrication de moteurs, ne survivrait pas face aux gros opérateurs industriels, l’entrepreneur prend les choses en main. Il trouve une niche, se rapproche d’un laboratoire de recherche, réalise un prototype, séduit les banques, lance la production… « C’est clairement notre outil de production, notre maitrise industrielle qui a convaincu les banques de nous suivre. » confie M.Bernard. Aujourd’hui, sa PME industrielle réalise plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires en France et à l’étranger.

Pour IDO DATA, membre de Bel air camp depuis près d’un an et spécialisée dans la conception de solutions d’alerte, trouver un partenaire pour l’industrialisation a été un passage obligé . « Nous avons choisi de nous appuyer sur un industriel qui avait une présence et une usine en Chine pour la production de notre bracelet DIAL (dispositif individuel d’alerte et de localisation) » explique Clara Fresnel, co-fondatrice et responsable marketing.  Après avoir eux aussi vécu les sueurs froides des retards de production, la jeune entreprise peut aujourd’hui souffler. La production de leur bracelet connecté pour les secours en mer est lancée, tout comme leur commercialisation.

Autre produit, autre enjeu pour Nicolas Gambini et la startup NotiloPlus lancée en 2016. Tout démarre avec une campagne de financement participatif en 2016 qui leur permet d’engranger 200 000 dollars. « Nous avons tout de suite recruté et fait appel à des prestataires externes. En 3 mois, nos 200 000 dollars sont partis en fumée. Nous nous sommes alors relevés les manches. Après avoir finalisé un premier proto, nous avons réalisé une première levée de fond auprès de business angels ». L’équipe de Notilo Plus  réalise ses premiers tests dans la Saône. Après de nombreux mois de tests et près de 10 prototypes bien éprouvés plus tard, Nicolas Gambini et son équipe se lancent dans la phase d’industrialisation.  « Le plus difficile quand on veut produire en masse c’est d’obtenir la répétabilité. » explique Nicolas

Du proto à l'industrialisation - table ronde de juin à Bel Air Camp
Du proto à l’industrialisation – table ronde de juin à Bel Air Camp

Des solutions pour passer le cap de l’industrialisation

« Faire un produit ce n’est pas si compliqué. Faire 1000 fois le même produit, voilà la véritable difficulté. » poursuit l’entrepreneur. « Avant d’en arriver là, les entreprises hardware doivent affiner leur process et maitriser leur savoir » constate Vincent Despatin. Pour soutenir les startups dans leur phase de pré-industrialisation, Kickmaker lancera très bientôt à Bel Air Camp une ligne d’assemblage mutualisé. Elle sera dédiée à la présérie et au débug de produits high-tech. Adossée à l’expertise de Kickmaker en tant qu’agence d’industrialisation, cette ligne d’assemblage répondra à des besoins de proximité, de diminution du risque et d’agilité des entreprises.

Et ne pas oublier la maitrise de la propriété intellectuelle…

Au-delà de la fabrication, Nicolas Gambini a partagé quelques-unes des solutions mise place chez Notilo PLus pour protéger la propriété intellectuelle de leur produit. « Nous déposons une enveloppe SOLO tous les mois. Dans l’équipe, tout le monde n’a pas accès au code et en cas de vol, nous avons aussi les moyens de l’effacer à distance ». Ido-Data et Notilo Plus font parties des startups hardware qui ont su faire face aux nombreux obstacles.  Pour beaucoup d’autres, la route vers l’industrialisation est encore longue…. A Bel Air Camp, nous poursuivons nos actions pour soutenir ces entreprises qui sont “l’industrie de demain” et qui ont encore besoin du soutien de tout l’écosystème entrepreneurial pour ne pas fermer leurs portes trop tôt.

Vous portez un projet d’entreprise hardware ? Rejoignez-nous et venez visitez notre écosystème : [email protected]

Startups et croissance : les outils incontournables

Startups et croissance : les outils incontournables

Les derniers mois, plusieurs startups hébergées à Bel Air ont connu une phase de croissance importante. UniVR est passée de 3 à 10 salariés, Clic and Fit de 4 à 10, Déambulons de 1 à 4… Même l’équipe de Bel Air s’est étoffée passant d’un noyau dur de 4 à 9 employés en moins d’un an. Des évolutions positives qui nous ont tous obligé à mettre en place des process pour bien gérer cette croissance.

La gestion de projet

Pour Alisson Foucault, la fondatrice de chez UniVR, la gestion de projet devient indispensable dès lors que l’on franchit le cap des 5 collaborateurs. « Nous avons testé pas mal d’outils : Trello, le tableau blanc, les post it mais aujourd’hui nous avons vraiment trouvé notre outil idéal avec Monday. Je le recommande vivement. C’est un outil parfait pour assigner des tâches et surtout ne pas faire paniquer ses équipes avec une vision globale du projet ». Pour ses to-do quotidiennes, Alisson utilise un cahier et un stylo. « Quand tu gères une jeune entreprise, tu peux passer beaucoup de temps à planifier mais ça ne sert à rien au final. Ton plan finit toujours par être bousculé ! »

Les autres outils recommandés par nos membres : Trello, Draft, AsanaAltassiana

Les RH

Au-delà des outils, qui dit croissance, dit forcément gestion des ressources humaines. Là aussi, nos membres ont pas mal de retours d’expériences à partager. Lorsque son équipe a grossi, Jean-Baptiste Dubois, fondateur de Déambulons, a organisé un séminaire au cours de l’été. « Nous avons fait le point sur la stratégie de l’entreprise et ses valeurs. » Pour la bonne intégration de ses nouveaux collaborateurs, UniVR a rédigé un document très synthétique sur les valeurs de l’entreprise et a mis en place un système de parrainage. 

Pour ce qui est du management au quotidien, les fondateurs de Clic and Fit ont proscrit la réunion d’équipe hebdomadaire. Ils proposent, chaque jeudi, un point individuel à leurs salariés. « Nous faisons ce point en marchant dans Bel Air Camp. Cela nous permet de désamorcer d’éventuelles incompréhensions, de sentir un peu l’état d’esprit de chacun et de les remotiver si besoin.»

La comptabilité

Hormis Clic and Fit qui a développé un outil sur mesure, la majorité de nos membres passent par des outils et CRM comme SellsyAxonautTiimePipe Drive ou Dolibarr.

La communication

La communication en interne est toujours un point stratégique pour les entreprises. Là aussi, nos membres ont chacun leurs outils et leurs méthodes, bien souvent liés à leur domaine d’activité.

Pour Déambulons, les échanges quotidiens se font sur Whatsapp. « On a créé différents groupes de discussion et ça marche très bien pour le moment ! » Pour UniVR, depuis 2 ans, la suite Google faisait l’unanimité avec Google Calendar, Gmail, Hangout. Depuis quelques temps, cependant, suite à une série de bugs, Alisson souhaite évoluer vers Office 360 online et Slack pour les échanges quotidiens. Affaire à suivre. Chez Clic and Fit, la communication interne est assez simple. Ils utilisent les mails avec parcimonie. A Bel Air Camp, l’équipe communique principalement sur Slack. Les documents importants sont tous enregistrés sur Dropbox. Et pour le moment, Gmail et Google Calendar font l’unanimité.

Pour conclure, tout le monde a bien évidemment prôné Excel. « Un outil indispensable et magique lorsqu’on commence à bien le maîtriser ! », souligne Alisson.

Et vous, quels sont vos conseils et bons plans pour faciliter votre quotidien et celui de vos équipes ?

« Il y a un manque à combler sur le prototypage »

« Il y a un manque à combler sur le prototypage »

Il a 30 ans. Il a fait ses armes entre la Savoie et la Suisse et vient de quitter Annecy pour Villeurbanne. Son nom de code : JA. Son métier : ingénieur conception mécanique & son nouveau QG : le Tech Park de Bel Air Camp. Cette semaine, nous avons interviewé Jean-Alexandre Bousquet, le prototype manager de Bel Air Camp. Cet ingénieur d’origine alsacienne a longtemps travaillé au CERN (il a même participé à la conception d’un nouvel accélérateur de particule, classe non ?), avant de monter sa startup pour finalement se lancer dans l’accompagnement de startups sur la partie prototypage.

Tech Park de Bel Air Camp

Bonjour JA ! Tu as rejoint récemment le projet Bel Air Camp en tant que Prototype Manager. Forcément, tout le monde veut savoir ce qui t’a décidé à quitter Annecy pour Villeurbanne ?

« Villeurbanne quand même ! Non, plus sérieusement, j’ai toujours aimé le milieu de l’innovation et des startups en général. Pour moi, Bel Air Camp c’est ce que je faisais au quotidien mais puissance 10. Un beau challenge en somme. »

Tu es en charge du Tech Park depuis la rentrée. Peux-tu expliquer aux non-initiés la finalité de ce lieu et son fonctionnement ?

« L’objectif de cet atelier mutualisé est de permettre à nos membres, ainsi qu’aux entrepreneurs de l’extérieur, de pouvoir prototyper n’importe quel objet, de manière flexible et à moindre coût. Nous avons déjà installé une première zone avec une découpe laser, 3 imprimantes 3D de 3 technologies différentes, des outils, une machine à imprimer et découper des stickers…  Ces prochaines semaines, nous mettrons en place des commandes numériques pour le bois et le métal et des machines conventionnelles comme des fraiseuses et des tours. Au final, le Tech Park disposera de 4 zones étendues sur plus de 500 m² et d’un magasin pour avoir directement sur place ses matières premières. »

Il y aura aussi tout un volet accompagnement…

« Oui, c’est vraiment une volonté pour l’équipe Bel Air Camp de combler ce manque qu’il y a dans l’écosystème entrepreneurial local. Actuellement, beaucoup de projets sont accompagnés, et très bien accompagnés, sur la partie business mais dès qu’il s’agit de passer à la phase prototypage il existe peu de choses. »

Comment cet accompagnement se déroule-t-il ?

« Vous êtes entrepreneur et vous envisagez de développer un business autour d’un produit physique. Vous m’appelez déjà ! On programme une première réunion pour poser les bases de votre projet. Avec notre réseau d’experts, nous mettons en place la road map du développement de votre produit. Ensuite, vous avez deux options : soit vous choisissez de faire vous-même soit vous nous confiez la réalisation.”

Quels conseils donnerais-tu aux entrepreneurs qui veulent se lancer ?

« Bien souvent, les porteurs de projets veulent un objet qui fasse tout, tout de suite. C’est une erreur. Il faut d’abord valider les fonctions essentielles. La deuxième erreur est de fabriquer le produit avant de valider son business. Même si votre produit est génial, comble-t-il vraiment un manque chez le consommateur ? Voilà l’une des questions qu’il faut se poser ! »

Oui, toujours vérifier si le marché existe…

« Exactement. Je conseillerais même de lancer un MVP sur papier. L’entreprise Fitbit a commencé comme ça, avec un site web, une animation CAO. Ils ont même mis en place une vrai e-boutique pour voir si les gens étaient prêts à cliquer sur le bouton achat. Résultat : ils ont eu des milliers de demandes. Et c’est grâce à ces chiffres qu’ils ont pu lever des fonds et lancer leur production. »

Et quid de l’industrialisation ?

« C’est vraiment une étape à part. très différente de celle du prototypage. Cela ne demande pas du tout les mêmes outils, ni les mêmes compétences. Tu ne passes en phase d’industrialisation que lorsque toutes les fonctions de ton produit ont été testées, validées, retestées, revalidées par le client. Il faut faire pas mal d’essais-erreur au final ! »

Pour finalement délocaliser sa production en Chine !

« Il faut être pragmatique sur cette question de l’industrialisation. Mon avis est, qu’en France, aujourd’hui, on peut tout fabriquer. Mais à petite échelle et pour des produits sans doute haut de gamme. Après, soyons clair, en 2017, pour de la production de masse, les Chinois font partie des mieux placés pour répondre à la demande. Que ce soit en Chine ou ailleurs, nous vivons dans un monde de plus en plus globalisé. L’enjeu est d’utiliser les meilleurs outils aux meilleurs endroits. Chacun sa spécialité ! »

Vous avez un projet ? Envoyez un mail à [email protected]