« Le Temps est bon » – Chronique

« Le Temps est bon » – Chronique

Workshops, tables rondes, rencontres atypiques. « Le Temps est bon », c’est l’histoire d’une chronique rétrospective qui raconte Bel Air Camp de l’intérieur. Chaque mois, nous vous ouvrons les rideaux pour que vous puissiez entrevoir une partie du quotidien, et en faire partie ! ⬇️

Chronique de Septembre

27 Street Burger « On est sur des semaines à 6 jours travaillés »

27 Street Burger « On est sur des semaines à 6 jours travaillés »

À -2°C comme à 28°C, une délicate odeur de steak hachée frais s’envole.

Cela fait 365 jours que le 27 Street Burger est entré au Panthéon des foodtrucks emblématique de Bel AIr Camp. Plus qu’un rendez-vous, le vendredi midi s’inscrit comme un événement à ne louper sous aucun prétexte. Pour la qualité de leur produit, pour leur bonne humeur, pour leur capacité à rassembler, et pour le baume au coeur (et à l’estomac) qu’ils procurent… 

Marc-Antoine travaillait en extra pour un foodtruck libanais, Jessica entrait dans sa 9ème année en tant que secrétaire médicale. Tous les deux souhaitaient plus d’indépendance et également ancrer leur couple dans un projet commun. Dans moins d’un mois, ils fêteront leur 2 ans d’existence. Retour sur l’origine de cette cuisine mobile qui s’inscrit dans une démarche locavore en faisant du choix de leurs fournisseurs le coeur de la promesse gustative qu’ils offrent. 

L’histoire commence en 2018. À Messimy. Leur Foodtruck vert et noir fait sa première apparition avec seulement 3 burgers à la carte. Peu de choix, mais une volonté de capitaliser sur un produit de qualité pour se faire un nom. “On mise sur le local et l’ultra frais”. Les aliments sont choisis chez des fournisseurs de leur village, et la qualité contrôlée par le couple d’entrepreneurs qui “n’ont pas hésité à changer lorsque la qualité n’était pas au rendez-vous”. 7 différents boulangers ont été testés avant de trouver le bon. “Et puis l’été, il faut trouver des remplaçants avec une qualité équivalente”. Lorsque je leur demande pourquoi avoir choisi un produit si basique et si concurrentiel, Marc-Antoine me dit très simplement : “parce que c’est ce que je sais cuisiner de mieux, et que, clairement, c’est un plat qui rassemble”. 

À leurs débuts, si le public du dimanche est conquis, la ferveur de la réussite se dilue rapidement avec un service du midi beaucoup moins convainquant : le public n’est pas le même. “On a affaire à des salariés qui veulent manger rapidement un produit de qualité, alors que le soir nous avons affaire à une clientèle familiale qui a plus du temps”. Il faut au couple 2 mois avant que le projet ne se lance réellement et fasse carton plein le midi. “La qualité n’est pas la seule chose à prendre en compte pour faire fonctionner ce type de business. Il est nécessaire d’être très observateur et de choisir avec intelligence ses emplacements”. 

Aujourd’hui, le couple hyper-actif assure le service pour des entreprises privés, des événements privés (anniversaire, mariage), et des services du soir pour les gros événements sportifs. “On est sur des semaines à 6 jours travaillés, 9 services du midi et 3 services du soir”. En moyenne, Marc-Antoine comptabilise 13 000 burgers vendus sur l’année 2019. “En moyenne, notre business devient intéressant lorsque l’on atteint les 40 plats par service”. L’objectif de départ était de minimiser les charges fixes en fonctionnant sur des fonds propres et pas de charges locatives. Avec 15K au départ, c’est aujourd’hui parie gagné pour le couple d’entrepreneurs, “mais un parie qui ne s’est pas avéré rentable tout de suite. Il a fallu du temps, de la patience et de la persévérance”.

Bon, avec la situation sanitaire, leur activité à pris un coup. Un gros coup même. Pour beaucoup de foodtrucks, le confinement a représenté une période ayant soit acté la fin de l’activité, soit représenté un trou financier encore dur à combler aujourd’hui. Pour le couple d’entrepreneurs, la situation a été “très intense, et réellement dure à gérer, surtout avec les impératifs familiaux en parallèles”. Pour Marc-Antoine, “il faut se battre”. Après un changement de stratégie au niveau de leurs emplacements, les aides financières de l’Etat, et un autre travail en intérim pour compenser, 27 Street Burger retrouve son emplacement à Bel Air Camp avec une trésorerie qui a survécu 3 mois d’arrêt d’activité. Jessica me confie “on ne rattrapera pas le retard, mais on a limité la casse. Tout le monde va continuer à manger, donc on est confiant sur l’avenir, nos fidèles sont toujours au rendez-vous”. Et ils ont vu juste, car vendredi dernier, ils me chuchotent avec le sourire “Sarah, on a fait 64 couverts ce midi”. Ces deux super-actifs n’arrêteront jamais de dédier leur énergie à ce projet. “Je vois à 2023 un restaurant à la new-yorkaise, tout en gardant le foodtruck pour assurer les privatisations et continuer à régaler tout le monde”. 

Je vous souffle leur secret, car vous avez lu jusqu’ici ! Leur nom ? “27” car c’est la date à laquelle le couple s’est rencontré en 2014, et “Street” car ils sont dans la rue. Et pas besoin d’explications pour “burger”. Aujourd’hui, je suis très heureuse de savoir que tous les vendredis, notre communauté peut compter sur leur joie, leurs sourires, et leur légendaire humanité pour régaler les estomacs affamés.

Showroom Bel Air Camp x French Tech

Showroom Bel Air Camp x French Tech

Bel Air Camp fait son show pour la soirée annuelle de Lyon French Tech One ! Le 11 décembre, dès 16h30, venez découvrir et soutenir les pépites de Bel Air Camp, le repère de l’industrie de demain.

Un robot de massage, un fauteuil d’immersion musicale, un bracelet d’alerte, une liseuse audio pour enfant, une bébéothèque, des expériences en réalité virtuelle, des cartes de vœux en réalité augmentée, un triporteur électrique, un purificateur d’air connecté, des capteurs environnementaux. Des produits innovants, pour le grand public ou à destination des entreprises, développés par des startups lyonnaises, que vous pourrez tester et même acheter sur place lors d’un grand « Show Room de l’innovation made in Lyon ». Nous vous ferons aussi découvrir les métiers de l’industrie de demain avec la présence de nos experts en hardware et industrialisation.

Au programme

16h30-18h30 : Ouverture du Showroom Bel Air Camp pour les personnes non inscrites à la soirée French Tech

18h30 -19h30 : Ouverture du Showroom Bel Air Camp aux participants de la soirée en même temps que le verre d’accueil

19h30 – 21h : Fermeture pendant la plénière de la soirée Lyon French Tech

21h – 23h : Ouverture du « show room » pendant le temps du buffet et de networking.

Découvrez nos startups exposants !

Bel Air Camp | Capsix Robotics | Maans | Ido-Data | Bloomin | Meersens | POSQA | Bookinou | UniVR Studio | Le Petit Pousse | La fée galipette | Yokler | Kickmaker  TIKAM Venck Conception Xanthio

Infos pratiques 

Adresse : H7, 70 quai Perrache, 69002 Lyon

Horaires : Ouverture grand public de 16h30 à 18h30

S’inscrire : https://www.eventbrite.fr/e/billets-showroom-de-linnovation-by-bel-air-camp-84240508629

> sur invitation à partir de 18h30

Startup hardware : du proto à l’industrialisation !

Startup hardware : du proto à l’industrialisation !

Le 13 juin, Bel Air Camp organisait la première conférence dédiée à la question de l’industrialisation. Une série de 4 témoignages très complémentaires qui auront éclairé le public sur la difficulté des entrepreneurs à passer le cap de l’industrialisation. Campagne kickstarter, R&D, investissement, brevet… Beaucoup de sujets ont été abordés par les entrepreneurs présents lors de cette soirée.  Résumé de la soirée !

« Développer un process industriel coûte 3 fois plus cher que de créer un produit »

Les faits sont indéniables. Les entreprises qui se lancent dans la création d’un nouveau produit hardware ne jouent pas dans la même cour que celles qui créé un logiciel. Les enjeux business restent bien évidemment les mêmes : trouver son marché, sa cible, son pricing, recruter, débuguer, assurer un cycle de vente performant, fidéliser… Mais là où la startup software n’aura d’autre investissement que celui du développement web, la startup hardware devra passer par la case prototypage, pré-série et industrialisation. Pour Vincent Despatin, directeur de Kickmacker, spécialisé dans l’accompagnement à l’industrialisation, la clé de succès réside alors dans la réduction des cycles de production, des cycles itératifs, la dynamique des écosystèmes locaux et la proximité avec sa production.

Une réalité que Xavier Bernard, dirigeant de l’industrie familiale SAPAIC a lui-même pu expérimenter il y a plusieurs années. Conscient que sans innovation, son entreprise, sous-traitante dans la fabrication de moteurs, ne survivrait pas face aux gros opérateurs industriels, l’entrepreneur prend les choses en main. Il trouve une niche, se rapproche d’un laboratoire de recherche, réalise un prototype, séduit les banques, lance la production… « C’est clairement notre outil de production, notre maitrise industrielle qui a convaincu les banques de nous suivre. » confie M.Bernard. Aujourd’hui, sa PME industrielle réalise plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires en France et à l’étranger.

Pour IDO DATA, membre de Bel air camp depuis près d’un an et spécialisée dans la conception de solutions d’alerte, trouver un partenaire pour l’industrialisation a été un passage obligé . « Nous avons choisi de nous appuyer sur un industriel qui avait une présence et une usine en Chine pour la production de notre bracelet DIAL (dispositif individuel d’alerte et de localisation) » explique Clara Fresnel, co-fondatrice et responsable marketing.  Après avoir eux aussi vécu les sueurs froides des retards de production, la jeune entreprise peut aujourd’hui souffler. La production de leur bracelet connecté pour les secours en mer est lancée, tout comme leur commercialisation.

Autre produit, autre enjeu pour Nicolas Gambini et la startup NotiloPlus lancée en 2016. Tout démarre avec une campagne de financement participatif en 2016 qui leur permet d’engranger 200 000 dollars. « Nous avons tout de suite recruté et fait appel à des prestataires externes. En 3 mois, nos 200 000 dollars sont partis en fumée. Nous nous sommes alors relevés les manches. Après avoir finalisé un premier proto, nous avons réalisé une première levée de fond auprès de business angels ». L’équipe de Notilo Plus  réalise ses premiers tests dans la Saône. Après de nombreux mois de tests et près de 10 prototypes bien éprouvés plus tard, Nicolas Gambini et son équipe se lancent dans la phase d’industrialisation.  « Le plus difficile quand on veut produire en masse c’est d’obtenir la répétabilité. » explique Nicolas

Du proto à l'industrialisation - table ronde de juin à Bel Air Camp
Du proto à l’industrialisation – table ronde de juin à Bel Air Camp

Des solutions pour passer le cap de l’industrialisation

« Faire un produit ce n’est pas si compliqué. Faire 1000 fois le même produit, voilà la véritable difficulté. » poursuit l’entrepreneur. « Avant d’en arriver là, les entreprises hardware doivent affiner leur process et maitriser leur savoir » constate Vincent Despatin. Pour soutenir les startups dans leur phase de pré-industrialisation, Kickmaker lancera très bientôt à Bel Air Camp une ligne d’assemblage mutualisé. Elle sera dédiée à la présérie et au débug de produits high-tech. Adossée à l’expertise de Kickmaker en tant qu’agence d’industrialisation, cette ligne d’assemblage répondra à des besoins de proximité, de diminution du risque et d’agilité des entreprises.

Et ne pas oublier la maitrise de la propriété intellectuelle…

Au-delà de la fabrication, Nicolas Gambini a partagé quelques-unes des solutions mise place chez Notilo PLus pour protéger la propriété intellectuelle de leur produit. « Nous déposons une enveloppe SOLO tous les mois. Dans l’équipe, tout le monde n’a pas accès au code et en cas de vol, nous avons aussi les moyens de l’effacer à distance ». Ido-Data et Notilo Plus font parties des startups hardware qui ont su faire face aux nombreux obstacles.  Pour beaucoup d’autres, la route vers l’industrialisation est encore longue…. A Bel Air Camp, nous poursuivons nos actions pour soutenir ces entreprises qui sont “l’industrie de demain” et qui ont encore besoin du soutien de tout l’écosystème entrepreneurial pour ne pas fermer leurs portes trop tôt.

Vous portez un projet d’entreprise hardware ? Rejoignez-nous et venez visitez notre écosystème : [email protected]

Appel à projet 1KFABRIK

Appel à projet 1KFABRIK

1KFABRIK est le programme créé par 1KUBATOR et Bel Air Camp pour les projets dans le hardware innovant et les objets connectés (IoT). Il combine l’expertise d’1Kubator sur la stratégie, le marché, et la production digitale avec l’expertise conception et les moyens de production de BelAirCamp. Après une toute première sélection l’année dernière, 1KFABRIK lance un nouvel appel à projet. Alors si tu as un projet dans le hardware innovant, une idée d’objet connecté, postule sans attendre pour le programme 1KFabrik !

programme 1KFABRIK startup IOT

Le programme

Au travers d’un programme de 15 mois structuré en plusieurs modules, tu passes de l’idée à la présérie ! 1Kubator finance à hauteur de 25 000 € pour 10% du capital, t’aide à la recherche de financements et te propose un hébergement dans ses locaux à Lyon.

Choisir son positionnement 

Pour tout lancement de produit, il est nécessaire d’asseoir un positionnement clair, et de définir de manière très précise sa proposition de valeur.  De cette façon, on construit ensemble des fondations solides et surtout, on détermine la vision.

Le nerf de la guerre : le produit ! 

Grâce aux ingénieurs et experts de Bel Air Camp, tu travailles tout au long du programme sur ton produit en suivant une méthodologie itérative, pour valider la conception étape par étape. D’abord une maquette, puis un prototype, pour arriver aux préséries avant industrialisation. Le software est développé en collaboration avec les équipes d’1Kubator.

Créer son identité : la communication

En parallèle, 1Kubator t’accompagne sur la communication. Grâce à des outils très concrets, tu fais connaitre ton produit et surtout, tu le rends légitime auprès de ta cible ! Au programme: maitriser les réseaux sociaux, créer sa communauté, créer sa landing page, … et bien plus encore.

Vendre : quelles techniques, quelle stratégie ? 

Se faire connaitre c’est bien, mais vendre c’est encore mieux ! Pour réussir la commercialisation, quelques étapes préalables sont indispensables. Avec l’équipe d’1Kubator on travaille ensemble sur la segmentation, pour ensuite prospecter efficacement. Pour cette étape primordiale, un module entier est consacré au « Go to market » pour te donner toutes les clés pour décrocher des rendez-vous et les concrétiser !

Le produit est lancé ! 

Ça y est ! Tu commences à avoir des premiers retours utilisateurs. Les premiers métrics en poche, on t’aide à aller chercher du financement pour passer à l’échelle supérieure.

Comment postuler ? 

 Tu as un projet dans le hardware innovant ? Une idée d’objet connecté ? Postule sur app.1kubator.com