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Des mots de Maxime Dubois pour une interview des plus authentiques. Nous partons à sa rencontre et à celle de sa société : Loupiote.

Qui es-tu Maxime et quel est ton parcours ?

Je suis Maxime, le fondateur de Loupiote. Si je prends trois adjectifs qui me caractérisent le mieux, je dirais : authentique, impatient et impulsif. Mon parcours a démarré par un DUT à Lyon, puis une école d’ingénieur en alternance à l’ECAM Lyon. J’avais toujours eu envie de faire de l’entrepreneuriat, mais je n’avais pas de date ni de projet arrêté. Puis l’idée de “Loupiote” a mûri entre 2019 et 2020. Entre-temps, j’ai notamment intégré le réseau du Village des Créateurs à Lyon et, très récemment, le vôtre, à Bel Air Camp.

Quelle est ta vision d’un entrepreneur ?

Un entrepreneur, c’est quelqu’un qui se met dans une situation inconfortable en permanence. Il faut avoir le goût de l’incertitude pour pouvoir faire ce métier.

Quels sont tes échecs et ta plus grande réussite rencontrés durant ton parcours ?

Je vais faire une seule et même réponse. Ma plus grande réussite, ce sont mes échecs car ce sont grâce à eux que j’ai pu comprendre ce que je voulais faire. Et mes échecs, je n’en ai pas eu durant mes études, mais professionnellement oui, comme la plupart des gens j’ai eu des déceptions et des coups durs, mais je me suis construit sur ces choses que j’avais mal faites ou qui me sont arrivées, et j’ai rebondi. J’apprends de mes échecs.

Passons à Loupiote, de qui est composée l’équipe ?

Maxime DUBOIS (donc moi-même, le fondateur), Aline mon associée qui est également à l’initiation de ce projet mais qui intervient surtout sur la partie design et graphique, et enfin Salomé, ma première salariée en alternance.

Existe-t-il une journée type dans ton travail ?

Absolument pas ! Ça peut être une journée d’administratif chez moi, qu’une journée à l’atelier pour faire de la production et de l’emballage des colis, ou encore des rendez-vous téléphoniques et du traitement des mails.

Comment Loupiote est né et d’où vient ce nom ?

En mars 2020, j’ai commandé ma première machine, avant cela j’utilisais des machines dans les Fab Lab.
Pour la petite histoire, ce nom ne m’est pas venu tout seul. A l’époque du prototype, mon ancien patron, un véritable bon vivant qui a par la suite monté sa structure de création de noms d’entreprises justement, m’avait écouté attentivement quand je lui racontais mon projet. Il me dit alors “il faut que tu l’appelles Loupiote”. J’y réfléchissais mais en parallèle je persistais à chercher par moi-même un nom, mais je n’en trouvais pas. Mon ex-patron avait planté cette graine dans mon cerveau. Alors Loupiote est resté et me paraissait évident.

Les premières lampes étaient designées pour les enfants, “Loupiote” avait cette connotation enfantine qui matchait bien avec le produit. Actuellement, je suis toujours content de ce nom. En revanche, c’est un peu plus difficile à assumer sur deux segments : les gammes très ciblées design et le segment international, car c’est du jargon français. On est en pleine réflexion pour améliorer cela.

Pourquoi avoir choisi le bois ? Qu’est ce qui te plaît dans ce matériau ? (une passion de toujours, la matière…)

Bonne question ! J’ai réfléchi à d’autres matériaux mais, avec mon associée, on les a toujours déclinés. Mais toi tu poses la question “pourquoi”, alors que pour ma part j’ai procédé par élimination et par ce qui me semblait évident.

Alors, qu’est ce qui était évident dans le choix du bois ?

Une image bas carbone, des emballages hyper sobres, une communication sobre, épurée et minimaliste, avec le moins d’éléments possibles, des cartons sans encre ni colle, des prestataires logistiques engagés et locaux. On veut prôner des valeurs écologiques et le bois fait cohérence avec tout ça. 

Sur la partie technique, utiliser d’autres matériaux aurait été plus simple et plus productif que le bois qui se travaille et dont les épaisseurs peuvent varier selon l’humidité par exemple.

D’où provient ta matière première ?

Le bois provient d’une PME familiale, la CICA à Romans-sur-Isère. Je les ai évidemment rencontré, ceux qui gèrent la société et ceux qui coupent le bois. Celui-ci, en revanche, provient d’une exploitation franco-italienne que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir, mais c’est dans mes projets. Je veux vraiment rencontrer chaque maillon de la chaîne, à mon sens c’est important de connaître l’entièreté de ceux qui composent la chaîne. 

Le bois n’est donc pas une passion, mais c’est plus le côté local et naturel qui m’a plu.

Quels sont tes produits exactement ?

J’ai deux types de produits : des lampes design pour enfants et des suspensions design.

Designer une lampe pour enfant, a induit ton choix du nom “Loupiote” ou est-ce l’inverse ?

Bonne question ! Dur d’y répondre ahah

On savait que nos design étaient typés enfant, mais on ne les a pas vraiment dessinés pour cela. C’est réellement quand on l’a mis sur le marché qu’on s’est rendu compte que le produit était destiné à être un cadeau pour enfant. On le savait déjà, mais on voulait que ce soit enfant et design, sauf que c’est le côté enfant qui a pris le pas dessus.

En revanche, ce qu’on a remarqué, c’est que la cible est la même que ce soit pour les lampes design enfants que pour les suspensions design. On se fait connaître soit par l’un, soit par l’autre et dans la plupart des cas, cela entraîne de nouveaux achats sur l’autre segment.

Mais dans le fond, les cibles on s’en fiche. Notre raison d’être est de faire valoir des luminaires qui soient français, avec ces valeurs auxquelles nous tenons : le local, le faible impact avec des luminaires durables et design (comme on l’entend nous bien-sûr) et avec un vrai côté artistique.

Tu as toujours été sensible à l’art ?

Pas toujours, je viens d’une formation d’ingénieur et, je dois avouer, que je suis celui qui dispose du côté cartésien. C’est Aline, mon associée, architecte de par son métier qui a cette fibre artistique. Cela m’impressionne de voir cette capacité d’adaptation pour les architectes de faire de l’art sur différentes échelles : une maison, une salle de bain ou encore un petit objet comme le mien.

Tu nous parlais de vos cibles, comment et à qui vendez-vous ce produit ?

La cible en elle-même on s’en fiche, nous ce qu’on souhaite c’est vendre à des personnes qui adhèrent à nos valeurs. Que ce soient des professionnels ou des particuliers, on va là où le produit plaît et on est sur deux fronts : le retail, même si actuellement c’est plus compliqué on a quand même intégré une cinquantaine de magasins en moins d’un an. Cependant, l’essentiel de la vente se fait en ligne et c’est un bon point pour nous puisqu’on veut se développer davantage à l’international.

Quels sont, d’ailleurs, tes projets à venir ?

Recruter, changer d’atelier, développer de nouvelles gammes, je voudrai aussi passer du statut de petit acteur sur le marché à un plus gros, car je souhaiterai que Loupiote devienne une référence pour les gens. Par ailleurs, je veux garder l’image “d’atelier” car je veux toujours garder un oeil sur la production.

Des anecdotes à nous raconter ?

Sur les gravures notamment, c’est là où on se rend compte que la personne veut se faire plaisir. En passant sa commande de gravure personnalisée, on a l’impression qu’elle n’imagine pas qu’il y a un humain derrière qui va la voir et la graver. J’ai déjà eu des messages assez fantaisistes ou très intimes, c’est rigolo.

A l’inverse, quelles galères as-tu rencontré ?

Comme je le disais, mes échecs ou galères n’en sont pas vraiment puisque je me forme dessus. Mais une chose improbable nous est arrivée, un soir de Noël, nous étions deux à l’atelier, on préparait les commandes assez tardivement car il y en avait beaucoup. Et, sortis de nulle part, on voit des policiers nous surprendre. En fait, la sécurité avait été prévenue qu’il y avait du mouvement dans le bâtiment, ils ont cru que c’était des intrus en train de faire une tentative de cambriolage, mais non c’était seulement nous !

Un dernier mot ?

Quelque chose qui m’anime : faire développer la boîte. Au-delà de l’atelier Loupiote, ce sont mes valeurs que je mets dans la société, donc la développer c’est me développer moi-même. Et c’est ça qui m’anime, voir le projet grandir, constituer une équipe, c’est constructif personnellement.
Un mot pour les autres : Je ne sais pas… En ce moment, je me dis que souvent t’essayes de chercher de l’aide auprès des autres. Et c’est bien, mais tu vois dans les structures comme les incubateurs, car je suis passé par un incubateur et je suis très critique là-dessus, la plupart des gens viennent chercher du réconfort plutôt que de se lancer. Et ce que j’ai appris pendant un an, c’est que j’allais trouver la solution à mes problèmes par moi-même mais avec l’aide des gens, ce n’est pas l’incubateur qui allait trouver ma solution.
Tu es ta propre barrière, tu te poses tes propres limites autant dans l’entrepreneuriat que dans ta vie personnelle.

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