Cette semaine, on ouvre vos chakras gustatifs avec le portrait de « Avec Plaisir, Burgers de chef », premier d’une longue série à venir sur les entreprises membres de Bel Air Camp. Article à lire pendant votre pause déjeuner pour décupler le plaisir de lecture !
Philippe Escaich, Avec Plaisir !Quand Philippe Escaich a signé son bail à Bel Air Camp, la nouvelle de son arrivée s’est répandue comme une traînée de poudre… « Mais si, tu sais, c’est celui a participé à Master Chef !  – Il lance quoi comme concept ? – Des burgers faits maison à manger sur le pouce ! – Ah excellent ! Des burgers tout chauds, tout frais à Bel Air ! On va se faire plaisir le midi !  » Ça tombe bien ! C’est justement le mot que Philippe affectionne le plus. « Je veux mettre du plaisir dans mon travail et faire plaisir aux gens. Nous vivons dans un monde où tout va tellement vite… Juste ce moment où tes clients te disent « Merci, c’était super bon ! », rien que ça, ça donne du sens à ma vie. ». En plein travaux pour l’aménagement de sa cuisine, Philippe Escaich n’a pas attendu que ses hottes soient posées pour démarrer son activité.
« Je viens à peine de lancer mon site web mais je suis déjà demandé un peu partout pour faire des animations culinaires. Je crois que plus de 1000 personnes ont déjà goûté à mes burgers. »
Sa recette de burger, ce Toulousain, papa d’une petite fille de 5 ans, l’a imaginé suite à la demande un peu folle d’un de ses clients. « Je participais à un événement au cours duquel je devais sortir 300 burgers en une heure. En faisant des burgers classiques, c’était mission impossible. L’idée d’incorporer des ingrédients directement dans la viande m’a alors semblé être une bonne alternative. Le résultat a tout de suite plu ! Cette façon de faire des burgers, très française, me correspondait bien aussi. » Avec Plaisir ! Burger de Chef !En le voyant (et en l’entendant) pour la première fois, on imagine que Philippe a travaillé toute sa vie en cuisine… Pourtant, comme beaucoup d’entrepreneurs à Bel Air Camp, il fait bel et bien partie de cette vague de reconverti, pour qui la « bonne bouffe » n’était, jusque-là, qu’un simple passe-temps. «J’ai une maman qui me rêvait en ingénieur. Je suis finalement devenu conseiller financier et directeur de réseau dans le secteur de l’assurance santé. ». Pendant 10 ans, l’ancien manager passionné de cuisine prend plaisir à faire évoluer ses équipes. Et passe son temps libre à cuisiner pour ses amis et sa famille. Jusqu’au jour où le couperet tombe. « Je me suis fait licencier du jour au lendemain. Ça a été un coup dur. Mon premier réflexe a été de retrouver un emploi dans mon secteur. »  Sans succès… C’est à ce moment qu’il décide de tenter le casting de MasterChef. « J’ai vu l’appel à candidatures un soir devant ma télé et je me suis dit pourquoi pas ! » Une décision qui s’avérera très vite payante. En, effet, sur 18 000 candidats, il se démarque et est choisi pour rejoindre les 18 finalistes de l’émission. S’en suit alors 2 mois de tournage, de belles rencontres et finalement, la conviction que la cuisine fera partie de sa seconde vie professionnelle !
« Quand j’ai terminé l’émission, j’ai décidé de passer mon CAP cuisine en candidat libre. Je l’ai obtenu mais non sans peine. ».
Avec Plaisir ! Burger du chef - Bel Air camp En parallèle, Philippe souhaite continuer à mettre à profit ses compétences en management. « J’ai commencé à développer une activité de team building autour de la cuisine. Je recherchais aussi un restaurant pour effectuer un stage. A 42 ans, malgré ma petite notoriété, sans convention, j’avoue avoir pas mal galéré. ». C’est finalement Jean-Paul Pignol, le traiteur lyonnais, qui lui ouvrira les portes de son labo. Sensible au parcours de Philippe et surtout convaincu de ses capacités, ce dernier lui confie, à l’issue de son stage, la direction des opérations du lancement de la brasserie du Musée des Confluences. Un projet ambitieux et attendu qui n’effraie pas l’ancien candidat de Masterchef. Encore une fois le succès est au rendez-vous ! Après 2 années intenses passées à la tête de ce restaurant, Philippe décide de se lancer à temps plein sur ses projets entrepreneuriaux. Depuis janvier, il développe la marque « Avec plaisir ! Burgers de chef » en alliant ses 2 amours, le management et la cuisine. Bien armé grâce à ses expériences passées, ce chef d’un nouveau genre avoue ne plus avoir peur du lendemain. « Le pire ennemi de l’entrepreneur est la peur du lendemain. Je sais au fond de moi que quoi qu’il arrive, je retomberai toujours sur mes pieds. ». Pour le moment, à Bel Air, on est plutôt confiant sur l’avenir de Avec Plaisir ! On a hâte de pouvoir commander leurs burgers le midi et surtout de tester leurs futures recettes 😊 « A termes, il n’y aura pas que les burgers ! J’aimerais, par exemple, proposer ma version du classique jambon beurre ». Toujours à la recherche de gens motivés et enthousiastes, Philippe ne s’interdit rien. « Je pense me développer aux quatre coins de la France, en franchisant ma marque notamment. » Forcément, on ne peut pas s’empêcher de lui poser la question : « Et ton restaurant, alors, c’est pour quand ? »
« Pas pour tout de suite… Gérer mon propre restaurant, c’est quelque chose que je ferai mais pas avec une obligation de résultat financier… »
Ce sera peut-être pour Philippe une troisième vie, plus au calme, près de l’Océan, entouré de ses amis et de sa famille…