Startups et croissance : les outils incontournables

Startups et croissance : les outils incontournables

Les derniers mois, plusieurs startups hébergées à Bel Air ont connu une phase de croissance importante. UniVR est passée de 3 à 10 salariés, Clic and Fit de 4 à 10, Déambulons de 1 à 4… Même l’équipe de Bel Air s’est étoffée passant d’un noyau dur de 4 à 9 employés en moins d’un an. Des évolutions positives qui nous ont tous obligé à mettre en place des process pour bien gérer cette croissance.

La gestion de projet

Pour Alisson Foucault, la fondatrice de chez UniVR, la gestion de projet devient indispensable dès lors que l’on franchit le cap des 5 collaborateurs. « Nous avons testé pas mal d’outils : Trello, le tableau blanc, les post it mais aujourd’hui nous avons vraiment trouvé notre outil idéal avec Monday. Je le recommande vivement. C’est un outil parfait pour assigner des tâches et surtout ne pas faire paniquer ses équipes avec une vision globale du projet ». Pour ses to-do quotidiennes, Alisson utilise un cahier et un stylo. « Quand tu gères une jeune entreprise, tu peux passer beaucoup de temps à planifier mais ça ne sert à rien au final. Ton plan finit toujours par être bousculé ! »

Les autres outils recommandés par nos membres : Trello, Draft, AsanaAltassiana

Les RH

Au-delà des outils, qui dit croissance, dit forcément gestion des ressources humaines. Là aussi, nos membres ont pas mal de retours d’expériences à partager. Lorsque son équipe a grossi, Jean-Baptiste Dubois, fondateur de Déambulons, a organisé un séminaire au cours de l’été. « Nous avons fait le point sur la stratégie de l’entreprise et ses valeurs. » Pour la bonne intégration de ses nouveaux collaborateurs, UniVR a rédigé un document très synthétique sur les valeurs de l’entreprise et a mis en place un système de parrainage. 

Pour ce qui est du management au quotidien, les fondateurs de Clic and Fit ont proscrit la réunion d’équipe hebdomadaire. Ils proposent, chaque jeudi, un point individuel à leurs salariés. « Nous faisons ce point en marchant dans Bel Air Camp. Cela nous permet de désamorcer d’éventuelles incompréhensions, de sentir un peu l’état d’esprit de chacun et de les remotiver si besoin.»

La comptabilité

Hormis Clic and Fit qui a développé un outil sur mesure, la majorité de nos membres passent par des outils et CRM comme SellsyAxonautTiimePipe Drive ou Dolibarr.

La communication

La communication en interne est toujours un point stratégique pour les entreprises. Là aussi, nos membres ont chacun leurs outils et leurs méthodes, bien souvent liés à leur domaine d’activité.

Pour Déambulons, les échanges quotidiens se font sur Whatsapp. « On a créé différents groupes de discussion et ça marche très bien pour le moment ! » Pour UniVR, depuis 2 ans, la suite Google faisait l’unanimité avec Google Calendar, Gmail, Hangout. Depuis quelques temps, cependant, suite à une série de bugs, Alisson souhaite évoluer vers Office 360 online et Slack pour les échanges quotidiens. Affaire à suivre. Chez Clic and Fit, la communication interne est assez simple. Ils utilisent les mails avec parcimonie. A Bel Air Camp, l’équipe communique principalement sur Slack. Les documents importants sont tous enregistrés sur Dropbox. Et pour le moment, Gmail et Google Calendar font l’unanimité.

Pour conclure, tout le monde a bien évidemment prôné Excel. « Un outil indispensable et magique lorsqu’on commence à bien le maîtriser ! », souligne Alisson.

Et vous, quels sont vos conseils et bons plans pour faciliter votre quotidien et celui de vos équipes ?

Bel Air Camp se forme aux gestes de premiers secours

Bel Air Camp se forme aux gestes de premiers secours

Le mois de septembre, nous étions une dizaine de membres de Bel Air Camp à bénéficier d’une formation SST. Pendant 1 jour et demi, Yacine, notre formateur, pompier de métier, nous aura appris les gestes essentiels de prévention mais aussi de secours pour faire de Bel Air Camp un endroit plus sûr pour ses résidents.

Outre les gestes de premiers secours à connaitre en cas de malaises, coupures, chutes ou encore étouffement, Yacine nous aura fortement sensibilisé à la problématique des accidents du travail. Nous avons été tous surpris d’apprendre qu’en France, même si ce chiffre est en baisse constante, le nombre d’accidents du travail est de plus de 625 000 chaque année.

Merci encore à Yacine pour nous avoir transmis avec beaucoup de pédagogie un peu de son savoir en matière de secourisme !

« A Bel Air Camp, il n’y a pas de place pour la routine ! »

« A Bel Air Camp, il n’y a pas de place pour la routine ! »

Fin septembre, Bel Air Camp et 1Kubator lancent 1KFABRIK, le tout premier programme d’incubation français dédié aux projets IOT. Un programme d’accompagnement de 15 mois qui alliera l’expertise business d’1Kubator et l’expertise prototypage de Bel Air Camp.  Alexandre Fourtoy, le fondateur d’1Kubator, lève le voile sur ce nouveau projet.

Alexandre Fourtoy - Fondateur 1KUBATOR

Bonjour Alexandre. Pouvez-vous nous expliquer rapidement en quoi consiste le programme 1KFABRIK ?

« 1KFABRIK est un programme d’accompagnement pour les créateurs d’entreprises dans le domaine du hardware innovant. Au cours des 15 mois d’accompagnement, les porteurs de projet devront réaliser un MVP (minimum viable product), tester leur idée afin de voir si cette dernière correspond aux attentes des clients et, bien entendu, créer un prototype.  Nous démarrons le programme sur Lyon fin septembre avant de le déployer dans d’autres villes en France. Nous sommes vraiment dans une démarche de co-construction. Nous ajusterons le contenu du programme au fil des mois si nécessaire. »

Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer ce programme ?

« Avec 1Kubator, nous accompagnons depuis plus de 2 ans des startups dans le domaine du digital. Ces derniers mois, nous avons constaté une augmentation des demandes d’accompagnement dans le domaine des objets connectés. Nous nous sommes dit qu’il était temps d’étendre notre expertise à ce secteur.  Et Bel Air Camp était le partenaire idéal pour réussir ce pari ! »

Quel regard portez-vous sur les startups IOT, aujourd’hui, en France ?

« Il y a clairement une augmentation des projets hardware. La multiplication des fablabs, l’accès moins couteux à des machines numériques, le nombre important de PME dans l’hardware… tout cela contribue à faciliter la création de nouveaux produits. Cependant, même si, d’un point de vue technique, tout est plus accessible, il existe, je trouve, une importante dissociation entre les fablabs et la confrontation à la réalité industrielle. »

Qu’attendez-vous des premiers incubés ?

« Qu’ils mettent les mains dans le cambouis ! Dans les projets hardware, les fondateurs ont souvent un profil de makers, c’est donc quelque chose de plus facile pour eux. C’est ce que nous demandons déjà à nos porteurs de projets dans le digital. Ces derniers doivent être capables de maitriser les bases du digital afin de mieux maitriser leur projet. »

Quel genre de projets rêveriez-vous d’accompagner ?

« Difficile à dire mais c’est vrai que j’affectionne les projets avec un impact social et écologique. Un projet dans le domaine du traitement des déchets pourquoi pas ? »  

Tech Park de Bel Air Camp : choisir de se faire incuber !

En savoir plus

Comment postuler ?

Tu as un projet dans le hardware innovant ? Une idée d’objet connecté ? Postule sur app.1kubator.com

Les conditions du programme 

1KFABRIK combine l’expertise d’1Kubator sur la stratégie, le marché, et la production digitale avec l’expertise de conception et les moyens de production de Bel Air Camp. 1Kubator finance à hauteur de 25 000 € pour 10% du capital, t’aide à la recherche de financements et te propose un hébergement dans ses locaux à Lyon.

Entreautre : un studio de design pas comme les autres

Entreautre : un studio de design pas comme les autres

Créé il y a 7 ans par Christophe Tincelin et Bertrand Vignau-Lous, Entreautre accompagne les organisations dans l’expérience utilisateur, le design stratégique et  le design industriel de leurs produits. Nous avons interviewé Vincent, responsable de l’antenne lyonnaise du studio et membre de Bel Air Camp.

Il y a énormément de studios de design en France. Quel est le signe distinctif de Entreautre ?

« Ce qui fait la différence c’est notre double casquette Designer/Ingénieur. Avec les co-fondateurs, nous avons tous fait l’UTC, une école d’ingénieur qui propose une spécialisation design. Nous ne proposons pas uniquement une étude orientée style. Nous avons la capacité de concevoir un objet cohérent globalement en prenant en considération les enjeux liés à l’usage, l’ergonomie, le style, les composants hardware et les procédés d’industrialisation envisagés au plus tôt. Nous plaçons le design du point de vue de l’utilisateur final et avons une démarche empathique pour nos réalisations. Nous étendons le design d’UX (expérience utilisateur) à l’objet. »

Peux-tu me citer quelques exemples de projets sur lesquels vous travaillez actuellement ? 

« En ce moment, je travaille sur Maoï, un concept d’ordinateur de plongée innovant. La startup Thalatoo, maîtrise la technologie optique. On les a aidé à mettre le tout en forme, à avoir une architecture cohérente et un usage de l’objet qui apporte un sens à cette innovation. Et nous avons développé une preuve de concept fonctionnelle qui leur a permis de lancer une campagne de crowdfunding sur Indigogo. Ça a très bien marché ! On avance maintenant avec eux sur l’industrialisation, l’adaptation de l’ensemble des composants pour la production. Nous travaillons aussi pour des plus grandes entreprises comme la marque de puériculture Béaba mais également sur des projets plus artisanaux comme le projet PODARSI, une chaise haute modulable en bois pour les enfants de 2 à 99 ans. Et nous avons commencé une étude avec Hease Robotics, nos voisins de bureaux, pour la conception d’un packaging du robot HEASY. »

Quelle est votre méthode de travail ?

« On est très agile. A chaque nouvelle demande, nous constituons une équipe adaptée au projet. Dans un premier temps, on se réunit tous pour brainstormer, puis on détermine un lead chargé du développement et du suivi avec notre client. Après chacun travaille à distance. C’est vraiment une force pour nous, cela nous permet d’être plus proches de nos clients. Nous utilisons donc beaucoup les nouveaux outils de travail à distance, que ce soit la visio, les espaces de travail partagé et même des whiteboards géants en ligne où tout le monde peut dessiner en simultané.  La proximité avec nos clients fait partie de nos valeurs et je pense qu’Entreautre restera un studio à taille humaine. »

Y a -t-il des projets que vous refusez ? 

« Notre rôle est d’accompagner nos clients, de transformer et d’augmenter leurs idées. Si nous sentons un projet un peu moins solide, nous en parlons, nous donnons notre point de vue et essayons de mettre en place des actions, de faire émerger de la valeur. Sur le fond, le studio Entreautre souhaite contribuer à un avenir optimiste, humain et responsable. A ce titre, nous orientons notre travail vers des projets en accord avec les valeurs que l’on défend. Cela nourrit notre réflexion et aussi les projets sur lesquels nous intervenons. Nous sommes à l’écoute des opportunités et nous nous réservons la possibilité de refuser des projets qui seraient contraires à nos principes. »

Et vous, vous avez forcément des projets personnels ?

« Les designers du studio utilisent une partie de leur temps de travail à des projets de recherches personnelles. Par exemple, Bertrand, co-fondateur de Entreautre, est également président du 8fablab (à Crest) qui a récemment investi dans une imprimante 3D Céramique par dépôt de fil. L’occasion d’expérimenter le procédé et de faire des recherches. »  

YOKLER : le triporteur made in France

YOKLER : le triporteur made in France

Cette semaine, Bel Air Camp met en lumière son membre Yokler. Anciennement Cyclopolitain, cette startup made in Lyon, fondée sur les bancs de l’EM par Sarah Dufour et Gérald Levy, veut devenir le plus important fabricant français de triporteur électrique.

Bonjour Gérald ! Il y a quelques jours, vous organisiez avec Sarah le lancement officiel de votre nouvelle marque Yokler. C’est un tournant important 15 ans après la création de Cyclopolitain. Vous ouvrez un nouveau chapitre de votre aventure entrepreneuriale ?

« C’est en effet un tournant important pour notre entreprise. Nous passons tout simplement d’un métier de service (la location d’espace publicitaire sur triporteur) à un métier de fabricant où le produit prend une place primordiale. C’était un pivot nécessaire pour franchir un nouveau palier. »

Vous avez créé Cyclopolitain il y a 15 ans à une époque où l’on parlait peu de mobilité et encore moins de vélo à assistance électrique. Pourquoi avoir choisi ce secteur, pas forcément vu comme le plus « bankable » à l’époque ?

« Avec Sarah, nous sommes des entrepreneurs-inventeurs. Nous n’étions pas des cyclistes confirmés mais le thème de la mobilité nous intéressait. On se disait qu’il y avait un créneau à prendre sur les déplacements en ville, sur de courtes distances. Nous avons pensé au triporteur mais en cassant les codes du tuk tuk. »

Dès le départ, vous avez intégré la notion d’assistance électrique ?

« Oui, nous voulions vraiment développer un moyen de transport écologique, accessible et pouvant transporter 2 fois son poids. L’assistance électrique était une évidence dès le début. »

Quelle est votre force vis-à-vis des triporteurs concurrents, voire des autres véhicules éléctriques?

« Avant tout la robustesse ! Nos Yokler sont capables de parcourir plus de 10  000 km/an  avec 250 kg de charge utile. C’est considérable pour un vélo, et cela demande un grand savoir-faire. L’innovation de notre produit est beaucoup liée à son rapport poids/charge utile. Il est inversé par rapport à une voiture qui à une charge utile en moyenne 2 fois inférieure à son poids. C’est en cela que notre solution est réellement écologique. »

Pourquoi avez-vous fait le choix de changer votre modèle économique ?

« Nous avons toujours voulu que le triporteur trouve sa place. Pour cela, pendant des années, le meilleur moyen d’y arriver était de louer nos véhicules (dont la fabrication était entièrement sous-traitée) et de vendre de l’espace publicitaire. Cependant, ce modèle commençait à s’essouffler, du fait notamment de la baisse des budgets pub’ des annonceurs.  Nous avons donc décidé de passer de la vente de service à la vente de produit. »

Yokler - Gerald Levy et Sarah Dufour

C’est un tout autre métier !

« Complètement. Surtout pour moi et Sarah qui ne sommes pas ingénieurs. Nous avons tout appris sur le tas. Quand tu fabriques un produit dans une logique de série, rien ne marche du premier coup, même pas du 30ème ! Mais c’est normal. Au départ, il faut mal faire pour apprendre. Aujourd’hui, nous avons un atelier d’assemblage à Bel Air, avec une équipe resserrée. 70 % des composants de vos Yokler sont Made In France. Nous sommes sur les Starting block pour tripler notre capacité de production. »

Qui sont vos acheteurs aujourd’hui ?

« Nous touchons aussi bien les transporteurs indépendants que des sociétés dans l’alimentaire, les magasins ou les guides touristiques. Nous avons tout récemment vendu 5 Yokler à Carrefour City à Paris par exemple. Autre chiffre notable : 60 % de nos ventes proviennent de l’étranger ! »

Quels sont vos objectifs pour les mois à venir ?

« Aujourd’hui, nous avons les moyens de passer de 100 à 1000 véhicules vendus en ciblant notamment le transport de marchandise. Nous avons un excellent produit, à un prix très accessible (à partir de 5990€HT), avec un marché mondial à conquérir ! Notre principal enjeu est de créer un cercle vertueux et de rendre nos clients fidèles à nos solutions. »

Dernière question qui nous démange : comment faites-vous avec Sarah pour rester toujours aussi unis après 15 ans d’association ? Vous avez un secret ?

« Avec Sarah, nous avons chacun notre territoire de compétence et surtout on se fait confiance et on se respecte énormément ! »